II. Sa
Yrays amoureux soyez en desplaisans , Elle a perdu, helas, depuis septembre, Un jeune amj, beau de vin^t et deux ans» K'ajant encor pied et demy de membre. '
> Cette épigramme , quoique beaucoup adoucie dans Fimitation que Mellin de Saint-Gelais en a faite, n'a rien perdu de sa finesse.
Qnant je rej U belle Gatin ^ Si triste ayant hier mat» ,
Je pensaj ^oe ce fat pomrtant Qœ sa ooosine alloit portant ]Dne roltbe avssi dbacoopee Qa*ane nymphe , om one ponpec , Et que pour n^estre ainsi jolie Elle fut en melaneolie :
On bien qne les Aroides gelées , Qui ces jours sont renouTelees , Eussent faict mourir les aillets Qn*clle tient si chers et doviUets , Mais qttant je la revtj arsoir Tonte seule en un coin s^asseoir, Laissant le rire et le danser Pour se recueillir et penser; Je dy bien qn*un cas plus mortel Lui donnoit ce nouTcan martel :
Car Catin n*est pas vonluiAiesa En un soncy trois jours entiers.
Enfin quant par ma diligence J^ent de son mal intelligence.
Je sceus que la poTre fillette tfe pleuroit Oear, ne violette , Petit chien , ne teb appetiu Que pleurent les enfans petits.
Bêlas , c^cf t;oit bien une perte Pour troubler femme plus experte . Son père , sans grandfl raison., Avoit mis hors de sa maison tJn, jeune gars qui le senroit , Q«i pour sa jeanesse n^avoit Pas encor un pied et demy De M q«*tl -fuiU à un «ny.