LIVRE VI. Sl
El d'un haalt bonnet triumphant Garny de plumes de ehappons y Avec tout cela , je respons , Qu'en voyant sa grâce n jaise , On n'estoit pas moins gay, ny aise, Qu'on est aux champs Elysiens.
,0 vous humains Parisiens, De le pleurer pour recompense Impossible est, car quand on pense A ce qu'il souloit faire et dire, On ne se peult tenir de rire.
Que dy je ? on ne le pleure point ?
Si faict on : et voycy le poinct :
On en rit si fort en maintz lieux , Que les larmes viennent aux yeulx :
Ainsi en riant, on le pleure.
Et en pleurant on rit à Theure.
Or pleurez, riez vostre saoul, Tout cela ne luy sert d'un soûl :
Vous feriez beaucoup mieulx, en somme.
De prier Dieu pour le povre homme.
5l4 ÉPIGRAIffiMES.
DE L^ABBé DE BB4ULIEU LA MARCHE, QUI OSA TENIR CONTRE tB ROT.
Qui pour Beaulieu le presumptuenK moyne "Vouldra dresser tombeau propre et ydoine , Dessus convient au vif graver, ou paindre Les grans geans , qui s^empescheat d^attaindre Jus(jues aux cieulx , pour nuyre à J^ppiter, Qui promptement les faict précipiter.
Semblablement la fable il fauldra mettre De Phaeton , soy voulant entremettre A gouverner le char du clair Pbebus , Dont sa jeunesse epfin luy feit abus.
Aussi fauldra paindre sur ce tumbel L^antique histoire au beau Luciabel , Et ses consors s^eslevans contre Dieu , Dont en enfer tresbuchent d'un beau lieu. Puis à Tentour de la tumbe ainsi paincte Sera au long ceste escripture empraincte :
Seigneurs passans qui voyez telP paincture , Celluy qui gist soubz ceste sépulture, Voulut en faict ressemblera céulx cy , Et comme à eulx luy en est prins aussi.