LIVRE VII
Ce qui Pesmeut encores bien petit.
Mais quand je feiz de ma bourse ouverture , Je ne^veiz onc plus paisible monture , «
Ne plu^ aisejc à se renger au poinct.
Ainsi, dit elle, on me met en nature, Sans me venir taster mon embonpoinct.
DU JEU d'amours.
Pqur un seul coup, sans y faire retour. C'est proprement d'un malade le tour :
Deux bonnes foys à son aise le faire , C'est d'homme sain suffisant ordinaire : L'homme galand donne jusqu'à trois foys , Quatre le moyne et cinq aucune foys :
Six et sept foys ce n'est point le mestier D'homme d'honneur , c'est pour un muletier.
D*UN SSCOLISR IT D*UNK FILLETTE.
Ci OMME un escolier se jouoit Avec une belle pucelle, Pour lui plaire bien fort louoit Sa grâce et beauté naturelle, Les tétons mignons de la belle, , Et son petit cas, qui tant vault.
Ha Monsieur, adonc ce dit elle.
Dieu y mette ce qu^il y £aiult.
D*UIf ADVOCAT J0UA5T CONTRE SA FEMME , ET DE SON CLERC.
U N advocat jouoit contre sa femme Pour un baiser que nommer n^oserois :
Le jeu dit tant et si bien à la dame , Que dessus luy gagna des baisers trois : Or ça , dit elle ( amy ) à cette foys, Jouons le tout pendant qu^estes assis.
Quoy, respond il, le tout, ce seroit six, Qui fournirent à un si gros payement ? Alors son clerc de bon entendement Luy dit, ayant de sa perte pitië , Ayez bon cueur, Monsieur, certainement Je suis content d^en estre de moytié.
D*UN CBEVA£ ET O'imB RAME.
Si j^ay comptant un beau cheval paye.
Il m^est permis de dii:e qu^il est mien : Qu'il a beau trot, que je Tay essaye' : En ce disant cela me &ict grand bien.
Doncques §i j'ay payé comptant et bien Celle qui tant soubz moy le cul leva,