‹ Œuvres complètes de Clément Marot (volume 4)Chapitre 88 sur 293 · DE LONGUEIL, HOMME DOCTE · texte numérisé non relu

DE LONGUEIL, HOMME DOCTE

0 VIATEUR , cy dessoubz gîst Longueil : A quoy tient il que ne meînes long dueil Quand tu entens sa vie consommée ?

N'as tu encore entendu renommée Par les climatz , qui son renom insigne Va publiant à voix, trompe, et buccine? Si as pour vray : mais si grande est la gloir<* Qu'en as ouy , que tu ne le peulx croire.

Va lire donc ( pour en estre asseuré ) Ses beaulx escriptz de style mesure' :

Lors seulement ne croiras son hault prix, Mais apprendras , tant sois tu bien appris. . Si te sera son bruict tout véritable, Et la grandeur de ses faictz proufitable,

* Longueil ( Christophe de ) , né en 1490 , fils d'Antoine de Longueil, évêque de Lyon. Son père, dès ses premières années, cultiva son génie précoce, et le familiarisa avec les sciences. Sa mémoire était un prodige 5 il savait les langues anciennes et modernes; ks lettres, le droit, la médecine et la théologie ne lui étaient pas étranget^. Il devint un homme universel. Ce savant parcourut toute l'Europe, et dans ses voyages, il excita partout l'admiration. Il mourut à Padoue , dans la flefir de l'âge, en iSii.

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