A LA DUCHESSE D'ALENÇON
TOUCHANT l'armée DU ROT EN HAYNAULT ^
IcY voit on (tresîllustre princesse) du roy la triumphante armée : qui un mercredy ( comme sçarez ) s^attendant avoir la bataille , par paroi les persuadantes à le bien servir esleva le cueur de ses gens à si vouluntaîre force , qu'alors ilz eussent non seulement combatu, mais fouldroyé le reste du monde pour ce jour : auquel fut veue la haultesse de cueur de maintz chevaliers , qui par ardant désir voulurent poulser en la flotte des ennemys , lors qu'yen diffamée fuyte tournèrent, laissant grand numbre des leurs ruynez en la campaigne par impétueux orage d^artîUerie : dont fut attainct le Bastard d^ Amercy , si au vif ,
' L^empereur était venu jusqu^à YalenGietiiies avec trente mille hommes ; mais, à la nouvelle de rapproche de Farmée française , il se retira vers les Pays-Bas. François If r , par un sot orgueil , ne voulut pas suivre les conseils du conne'table de Bourbon , qui le pressait de charger Parrière-garde de Pempereur , et lui promettait la victoire. De légères escarmouches, furent à peine engagées ; Bourbon , dont le roi avait eu soin de négliger les avis , conserva toujours contre son mattre un ressentiment qui le porta plus tard à servir les ennemis de sa jfktrîc.