DU BIAU FT DE PAZY
Madame je vous rayme tan; Mais ne le dicte pas pourtan , Les musailles on derozeille , Celluy qui et les gràn merveille Mou doin bien to couche ensemble, Car je vous rayme, ce me semble, Si for que ne vou Pore dize , Et vou Tay bien voulu escrize , Af&n de paslë de plu loing.
Pensé que j'avoy bien beroing De deveni si amouzeu.
O que je sesoy bien heuzeu, Ha madame la renchesie , Se n'est que vostre fachesie^ Non pa pour vou le reprochez,
' Les deux épttres suivantes ne sont pas de Clëment Marot. Peutêtre sont-elles de son fils Michel , ou de quelqu^un de ses discipkt. Elles n^ont de la bizarrerie , que parce qu^elles critiquent un langage bizarre , qui s^était introduit à la cour.
May si to que je -veu tctucliez Vostre joly tetîn molet , Vous m^appellé petit fofet, Et me dîran , laisse cela , Vou n'avë rien caché yla , Dieu , vous devenë mou privé , Ou pensé vou estre arrivé ?
Et me faicte laide grimasse , Et tout ainsi qu^une limasse, Qui ses deu comuchon retise , • ^
Je me recueily san mo dise , Ton quinau , et tou marmiteu.
Quan la dame a le cueur piteu , C'est une si joyeure chore.
Et dit le Norman de la Rore, Si une fille est orgueilleure , C'est une chore pezilleure Pour un biau jeune fy et sage.
Car il n'y a si biau virage , Qui ne s'en voire egratigné.
May encor qu'arié vou gaigné Si j'en mousoy , ou envison ?
Ha cueur plu dur qu'un potizon.
Tant tu me donne de travau.
Si tu sçaviez ten que je vau , Tu feriez de moy plu gran feste, J'ay eu le pry de l'arbaleste,
Je chante comme un pa^oquet , Je ne voua jamais san bouquet , J'ay plu de bpbnets tjue de teste, J'ay mop bîau pourpoin de$ gran feste, Des jour ouvrié, et des dimanche, Tou les moy deu chemire blanche Pour estre ny sale ny ort J'ay esté jusques à Nyort.
Desja deu foys pour veoir le inonde , ^ Il est vray que vour este blonde , Et aussi blanche comme laict.
Et aussi je ne suy pa laid, Car chascun me dit en maint lieu , Adieu hau le biau fy , adieu , Adieu hau respon se tu veu , Le biau fy au jaune cheveu.
Je cray que tresbien il entende , Car j'ay les cheveu qui me pende Dessus la chemire froncée.
La petite jambe troussée , Pour da:nsez baye de Bretaigne , Et les passepié d'Allarnaigne , Il est vray qu^à la basse danoe Je n^y vien pa à la cadance , May de branle et ptiy la recoupe Des deu pie je les vou recouppe Menu conmie chair à pastë.
Le fy de Guillaume Gastë
Au pry de moy n'est qu'un çanar»
J'an veu bien croîze Jan Benar, Ou Chauvin, à qui Dieu pardoin.
A propo vous souvien ty poin Du jour de la sin fïicoula , Que j'etien tou deu si tresla D'avor daucé ? vou commensite , Aussi tresbien vour achevite : Cest au jardin mon peze entry , D'advantuze me rencontry Auprès de vou, et si avoy Touriou l'yeu dcssu vostre voy.
Laquelle me sembly depuy Aussi claize que Peau de puy :
May se piar nou regardet , Qui de gran jalonne ardet, Et quan il m^eu bien espié, You me marchiste sur le pië , Si fort, en me sarran la main , Que j'en clochy le lendemain.
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