EPITAPHE
DU CONTEDE SALLES.
O^ONCQUEà pîtië îl te convint monvoir^ Et d^aultniy cas ou malheur te douloir , O viateur, ne te desdaigne mye Veoir cest escript et piteuse omelie :
Si gémiras le grief despart d'un conte , Qui vivant pleut en toute compaignie.
Mais on n^en faict mise, recepte ,'ou conte.
Je suis celluy, comme tu dois sçavoir, Gonte de Salles, assez plaisant à veoir, Qui par mes gestes, brocardz, et tipgedie Mainte assemblée ay souvent resjouye, En entretien ayant plus grâce que honte , Et en accordz , et doulx chantz armonie : Mais on n'en (aict mise, recepte, ou conte.
Cuydant fayr le naturel debvoir , Mort ou passay m'arrester eust vouloir.
Et n'est amy qui à m'ayder s*emplie,
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A CLÉMENT MAROT. 5o5
Par quoy laissay pour bon gage ma vie , Dont j*ay quittance sans faulte ne mesconte, Escripte au roUe des mortz d^epidemie:
Mais on n'en &ict mise , reeepte , ou conte.
ENVOY
Prince, inutile est mon ramentevoir, Parquoy vous dy adieu jusque au revoir. Des bonnes partz la meilleure ay choisie. Fol est pour vray qui au monde se>fie , Car tel est bien hault juché qu^on démonte : L^omme prudent à tel jeu ne Tenvie , Mais on n'en faict mise, reeepte, ou conte.