COMPLAINCTE
DE DAME BAZOGHE,
««» 1.% TU«rA< ou BICT cou TE.
\J sort inepte de lubrique repos, O fil couppé par la dure.Âtropos , Que Lachesis en commençoit fiUer.
Les destinez de trop Cerme propos M'ont tost osté mon plus plaisant suppost Par le vouloir de celluy qui feist Tair.
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5b6 POÉSIES ATTRIBUÉES
Pas ne faUoit si soudain affiler Poincte à la mort pour ekose si trestendre , Quand Ton pouvoit sans plus tordre enfiller. Plus. l'are est foible, moins de force à le tendre.
Si pour r'avoir les tresnobles enfans ' ,
Les francz Gaulloys furent tant triumphans ,
Demenans joye sans bornes et sans lycé.
Austère mort toy qui mon cueur fendy ,
N'as tu pas tort qu'ainsi me deffendy
Ma joye entière ? nVs tu pas faulse lice ?
Plus je ne puis mettre à mes plainctz police ,
Il en est faict : le cas trop près me touche,
Doresnavant s' on voit que je palisse,
L'on congnoist For , quant est mis sur la touche.
Vous elemens , qui l'avez délaissé Venez à moy , je vous veulx a la laisse Pour avec vous contai ter ma douleur : L'air en souspirs me sera délaissé »
En criz le feu et la terre , je laisse Dessus ma teste en signe de rigueur , En pleurs et larmes m-ç. donrâ sa valeur
' Les enfans de France , retenus éomme otages en Espagne , furent rendus à leur père par le traite de Cambnâ , que condurent en ïSag la rëgente Louise de' Savoie , Marguerite de Nararre et Marguerite d'Autriche. Voyez tome II , page 117, ïe rondeau XIII du livre I«r , et les notes qui l'accompagnent.
A CLÉMENT MAROT. 5o7
L^eau distillant phis dru que d^an rosaire De mes deux yeulx en perdant ma coulenr, Car trop est fort porter tant de misère.
S'esbafait on si mon cuenr trisf rendy
Quand veoy.mon conte au cloistre sainct Laurens
Ainsi de peste soudainement mourir ?
Ha , mes suppostz, jeetez vous aur les tengs
Pour avec moy estre rememorans
La perte grande quMl nous convient souffrir.
\^istes jadis à tous voz faictz souffrir ,
Et en voz jeulx faire florir son nom ,
Ire fatalle ores le faict pourrir.
Par faulx esteuf on perd souvent le bon.
Vous Baronat , qui fustes son seigneur , Et vous Guillaud, de son bien enseigneur, Yoycy pouv vous piteuse chansonnette.
Vous compaignon y qui Taymastes de cueur , Avez point eu tristesse du malheur Qui succumba si simple personnette ?
Chascun de vous à lamenter se mette, Le passetemps , la joye , et le confort, Que son vivant perd sa façon et geste A un chascun plaire faisoit effort*
Las , si n'estoit l'espoir de paradis , Ou il repose chantant motetz et dictz ,
5o8 POÉSIES ATTRIBUÉES A CLÉMENT MAROT. En desespoir je finerois ma vie, Puis que là gist, comme je eroy et dis, Fin je feray , aux presens j'entenditz:
Non que pourtant à jamais je dèsvie Pour telle perte en pleurs estre ravie , En conférant son trespas par encombres , Mères piteuses, toutes je vous convie, . M'apparenter aux filliales umbres.
« Je fait bien loia dç yonloir cpi^on mtle nu idiome êtran((er aa nôtre ; mais je ne pois m^vp^er de sonluiter que noas novs emparions de no* propres ridiesses trop négligées. Si nous sommes panvres , c^est notre fante ; Montaigne ne Titait pas. »
RoncBBK {Notes du Poème des Mois),