‹ Œuvres complètes de Clément MarotChapitre 197 sur 258 · CHANSON XVIII · texte numérisé non relu

CHANSON XVIII

D'un nouveau dard je suis frappé Par Cupido, cruel de soy; De luy pensois estre eschappc, Mais cuydant fuyr me deçoy, Et remède je n'apperçoy

A ma douleur secrette, Fors de crier : « Allégez moy,

Doulce plaisant brunette. »

Si au monde ne fussiez point, Belle, jamais je n'aymerois; Vous seule avez gaingné le poinct Que si bien garder j'esperois; Mais quand à mon gré vous aurois

En ma chambre seulette.

Pour me venger, je vous ferois

La couleur vermeillette.

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