‹ Œuvres complètes de Condillac (volume 2)Chapitre 53 sur 58 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Chap. 1**" Idée générale de l'état de l'E^Use daos If quatrième et dans le cinquième siècle. Page 3.

Éclat de l'Église après la conversion de Constantin. La discipline devient uniforme. Juridiction des métropolitains. Juridiction des exarques. Les trois premiers évéques furent nommés patriarches ou primats. L'évéque de Jérusalem obtint le titre et la juridiction de patriarche. Il en fut de même de celui de Conslantinople. Comment celui-ci étend sa juridiction. Il t>bticnt le second rang. La manière dont s'établissent les droits des premiers évéques produira des disputes et des révolutions. La cause de ces désordres vient de ce que , dans les trois premiers siècles, les usages qui n'étaient ni uniformes, ni permanens, n'avaient pas permis de déterminer le rang et les droits des évéques. La rivalité entre les évéques des deux capitales augmente les désordres. Autres causes qui les augmenteront encore. La subordination entre . les sièges autorise les appels, d'où naissent des abus. Les évéques seub juges en matière de foi, et le concile général juge souverain. La discipline d'Orient différente de celle d'Occident. Pratiques qui s'observaient dans Tune et l'autre église. Articles de foi éclaircis. Les hérésies ont causé de grands désordres. Institution des ordres monastiques. L'É* glise avait fait peu de progrès hors de l'empire Romain. Xi. 34

53o TABLK DES MATIÈRES

Chap. 11. Des Barbares qui ont envahi C empire d'Occident y

Page if).

État misérable de l'Europe , lors de l'établissement des Barbares. Cités des anciens Barbares de l'Europe. Pourquoi ces cités ne songeaient point à s'agrandir. L'ambition devait être la cause de leur ruine. Elles prospèrent avec peu de besoins ; le luxe est leur dernier période. La plupart des Barbares nouvellement établis ne font que passer. Sans idée de vertu, ils n'estiment que le brigandage. Ils ne savent pas conserver ce qu'ils ont conquis. Pour entretenir le luxe, ils en ruinent les sojirces. Ils ont des ennemis au-dehors et audedans, eTus ifi drfil ni retraites, ni soldats. Puissans avant de s'étire fixés, ils sont sans force dans leurs élablissemens. Ne reconnaissant que la loi du plus fort, les trahisons et les injustices de toute espèce.sont pour eux des actions courageuses. Leur gouvernement est une démocratie et une anarchie. S'ils ne sont pas détruits, leur gouvernement passera par mille formes. Pourquoi , dans les commencemens , le sort des vaincus fut plus doux que sous les empereurs. Les guerres, d'ordinaire, courtes et fré(jucntes. Les Barbares, occupés à s'établir dans leurs usurpations, ne peuvent pas tout enlever. Mais, lorsqu'ils sont affermis , ils croient que ce qu'ils n*ont pas pris est encore à eux. La religion même sert de prétexte à leur ayidité. Ces conquérans barbares se détruisent les uns après les autres. Toutes les provinces d'Occident étaient à différens Barbares. Quel sera le sort de ces Barbares.

Chap. m. V empire Grec sous Zenon. Page a 5.

Pourquoi l'empire Grec subsistait encore. On ne savait plus ce qui donnait des droits à l'empire. Les empereurs s'arrogent les droits du sacerdoce. Abus qui en devait naître. Guerre civile sous Zenon. Il soumet les rebelles. Zenon perfide envers les Goths. Il l'est envers Illrrs, qui se joint à Léonce révolté. Vérine prétend donner l'empire à Léonce.

T>F LHISTOIRF MODFRICE, LIV. I. 53 1

Tliécxloric y vainqueur (VIlliis et de Lëonrc, prend les armct contre Zenon qui le voulait perdre. Zenon lui persuade de marcher en Italie contre Odoacre. Anastase succède à Zenon. Acace, patriarche de ConHtantinople, nvait fait chasser du siège d'Alexandrie Jean Talaia. Il fut excommunié par le pape Félix III. Hénolique de Zenon, qui occasiona un schisme, mais que les papes ne condamnèrent pas. P'in du schisme.

Chap. IV. Jnastase, Thvodoric le Grandet CloyiSy Page 3a.

L'Itilie sous Odoacre. Théodoric en fait la conquête. Guerre des Isaures sous Anastise. Autres guerres. Les persécutions causent de grands troubles. Le trisagion en cause defréquens. Grand nombre de schismes. Mur élevé par Anastase. Théodoric et Clovis contemporains. L'Italie florissante sous Théodoric. Ce prince ne persécute pas les catholiques. C'était encore l'usage qu'un des deux consuls fût fait en Italie. Utilité de l'histoire de France. Clovis ne régnait pas sur toute la nation française. Il projette la conquête des Gaules. Il se rend maître des états de Siagrius. Il s'allie à Gondebaud. Pourquoi il demande Clolilde en mariage. On commence à espérer sa conversion. Bataille de Tolbiac. Vœu de Clovis. Sa conversion. Elle met les catholiques dans ses intérêts, et les Armoriques le reconnaissent pour roi. Vainqueur de Gondebaud, il lui rend ses états. Pourquoi? Gondebaud se rend maître de toute la Bour^gne. Clovis, allié de Théodoric le Grand, la lui enlève. Il la lui rend. Clovis fait la guerre à Alaric sous prétexte de religion. Il fait la conquête des Aquitaines. Défait à Arles, il les reperd. Il n'est plus qu'injuste, cruel et perfide. Erreur de Grégoire de Tours.

Chap. V. Depuis la mort de Clovis jusqu'au temps où les maires du palais s'emparent de toute l'autorité. Pag. 5o.

Partage des états de Clovis. Leurs Yoisins ou ennemis. On ne prévoit pas conuneat ces peuples pourront se bien gouveraer. On ne prévoit que des perfidies et des guerres Tiéri

032 TABLE DES MArTIERES

enlève la Turinge à Hermanfroi. Sa perfidie. Les trois autres fils de Clovis défont Sigismond , fils de Gondebaud. Les Français ravagent la Bourgogne. Clotaire poignarde deux de ses neveux. Les Français font la conquête de la Bourgogne. Les rois français s'allient tout à la fois de Justinien et des Ostrogoths. Le perfide Théodebert défait les Grecs et les Gotlis. Guerre civile terminée par un prétendu miracle. Cbildebert et Clotaire en danger de périr avec leur armée. Clotaire s'empare de l'Austrasie , ce qui ocaasione une guerre. Clotaire seul roi des Français. Cruauté de ce prince envers Cramne son fils. La France partagée entre ses quatre autres fils. Ce ne sont que forfaits jusqu'en 6 13 que Clotaire II règne seul. La France en proie à la jalousie de Frédégonde et de Brunebaut. Brunebaut soulève les grands , arme ses petits-fils , et cause des guerres. Fin de cette princesse. Clotaire règne seul. Dagobert se saisit de toute la succession de Clotaire son père. Sous ses deux fils, les maires du palais gouvernent. Les Austrasiens cbassent le fils de Grimoald. Troubles sous les fils de Clovis II. Martin et Pépin Héristel gouvernent l'Austrasie. Ils sont défaits par Ébroin qui est assassiné. Pépin Héristel a toute autorité dans les trois royaumes.

Chap. VI. Du gouvernement des Français jusqu'au temps où Pépin Héristel se saint de toute Fautorité sous le titre de maire du palais. Page 6i.

Les Français avaient originairement les mœurs des Germains. Leur gouvernement était une démocratie. La puissance législative résidait dans le cbamp de mars. A la guerre le général avait une autorité absolue. Dans l'assemblée , il n'avait que son suffrage. Des usages grossiers tenaient lieu de lois aux Français. Lors de leur établissement, ces usages ne leur suffisaient plus. C'est dans leurs circonstances et dans celles des Gaulois qu'il faut cbercher la raison de leur gouvernement. Les Gaulois étaient vils à leurs yeux. Obligations communes aux Gaulois et aux Français. Les Gaulois conservent leurs lois, et sont juges de leurs différens. Gouvernemens des pro-

Dr l/nîSTOIRK MODKRNE, LIV. I. 533

vîntes et des villes. Les ducs et les comtes commandaient les troupes , et rendaient la justice avec des assesseurs. Pourquoi la jurisprudence des Français sera toujours vicieuse. Pourquoi le corps des lois est un chaos. Les ëvéques ont sur les français convertis la même autoriti^ qu'avaient eue les prêtres païens sur les français idolâtres. Leur influence dans le champ de mars est avantageuse aux Gaulois. Les Français ont moins d'autorité à mesure que les Gaulois en acquièrent Le gouvernement devient aristocratique. Privilège des leudes ou fidèles. Les rois, pour étendre leur autorité, font leudes des Gaulois. En effet les préjugés des Gaulois étaient favorables à ce dessein. La façon de penser des évoques l'était encore plus. Opinion favorable au despotisme. Sous les fils de Clovis l'aristocratie tendait à la monarchie. Bénéfices donnés par les rois pour hâter cette révolution. Comment s'établissent les seigneuries. Comment les seigneurs deviennent seuls juges de leurs sujets. La France se remplit de tyrans. Mauvaise politique des rois (|ui changent continuellement de parti, et reprennent inconsidérément les bénéfices qu'ils ont donnés. Traité d'Andeli , qui leur ôte la liberté de les reprendre. Le parti des leudes , qui n'avaient pas de bénéfices, enhardit les rois à violer le traité, ce qui occasione bien des troubles. Assemblée de Paris dans laquelle Brunehaut est condamné, et les bénéfices sont déclarés héréditaires. Clotaire II se trouve presque sans autorité. Origine de la noblesse héréditaire. Pour acquérir cette noblesse on imagine de recevoir du roi en bénéfice une terre qu'on lui donne. Dans la suite on aima mieux être noble par une terre que par un bénéfice. Les seigneurs étaient les seuls juges et les seuls capitaines des hommes de leurs terres. Les abbés et les évêques crurent ausbi devoir être capitaines. Tout tend à l'anarchie sous les successeurs de Clotaire II. Les ducs et les comtes favorisent les usurpations des seigneurs. Mais les seigneurs ne peuvent s'assurer leurs usurpations. Comment les maires se saisissent de to>ute l'administration. Ils sacrifient les intérêts de leurs maîtres , et deviennent les ministres des bénéficiers et des sei-

gneurs. Confiance aveugle des grands pour les maires. Les maires achèvent d'attirer à eux toute l'autorité. Alors ils commandent aux grands qu'ils humilient. Usurpation trop précipitée de Grimoald , qui en est puni. Conduite plus sage de Pépin Héristel.

Chap. vu. Du gouvernement de Pépin Hcristelet de celui de Charles-Martel. Pag. 83.

Pourquoi Pépin Héristel remédie aux abus, sans vouloir en tarir la source. Sa modération apparente. Il occupe les Français de guerres étrangères. Il achève de les gagner par l'éclat de ses armes, et il dispose de l'Austrasie et des deux mairies. Théodoald, encore enfant, lui succède sous la tutelle de Plectrude sa grand'mère. Les grands de Neustrie donnent la mairie à Rainfroi. Charles -Martel est duc d'Austrasie. Chilpéric II règne en Neuslrie et en Bourgogne. Charles lui laisse la couronne, mais il se rend maître des deux mairies. L'audace de Charles est soutenue par des succès. Il donne des bénéfices qui n'ont pas les inconvéniens de ceux des Mérovingiens. Il jouit d'une autorité absolue. Il se préj)arait à passer en Italie à la sollicitation de Grégoire III.

Chap. viii. Des révolutions arrivées depuis la mort d'Anastase jusqu'à celle de Léon l'Isaurien. P^g- ^9-

Justin, empereur d'Orient. Justinien , fils de sa sœur, lui succède. Bélisaire fait la conquête de l'Afrique sur les Vandales. Rappelé sur de faux soupçons, il n'achève pas la conquête de l'Italie. Les Goths recouvrent presque toute l'Italie. Bélisaire est renvoyé en Italie, mais les Sclavons forcent à le rappeler. Narsès met fin à la domination des Goths. L'empire était sans force partout où Bélisaire et Narsès ne se trouvaient pas. Les factions vertes et bleues causent des troubles. Justinien persécuteur et hérétique. Sous Justin II les Lombards s'établissent en Italie. Longin avait alors changé la forme du gouvernement Justin II rétablit le consulat. Tibère, qui avait

DE l'histoire MUOKHM . m\ l. 535

^lé coli«>gue de Jusliiiy s'asftocie Maurice. L'empire a la guerre avec les Perses et avec les Abares. Phocas usurpe remptre. Authai'is, roi des Lombards, fait de nouvcUrs conquêtes. Cosroès a de grande avantages sur Phocas. Phocas perd l'empire et la vie. Cosroès a de nouveaux succès. L'empire a encore d'autres guerres. Grands avantage» d'iléraclîns sur les Perses. Constantinople assiégé par les Avares. Soulèvement de» Sarrazins au service de l'empire. Commencement du mahomètismc. Comment Maliomct se fait passer pour prophète. Il fait de ses prosélytes autant de soldats. Il devient souverain de l'Arabie. Maxime qu'il inculque à ses disciples. Combien il était facile aux Sarrazins de faire des conquêtes. Conquêtes d'Aboubècre et d'Omar. Cependant Héraclius s'occupe de monotkclisme ; et, pour protéger cette hérésie, il abandonne des provinces aux mahométans. Court règne de ses deux fils. Constant, son petit-fds, se rend odieux. Omar fait bniler la bibliotliéque d'Alexandrie. Les Sarrazins mettent fin à la domination des Perses. Constantinople, «[u'ils assiègent, doit son salut au feu grégeois. Sous Constantin Pogonat le monothélisme est condamné. Des séditieux demandent qu'il y ait trois empereurs, parce qu'il y a trois personnes dans la trinité. Léonce fait couper le nez à Ju&tinien II; et Tibère Absimare le fait couper à Léonce. Justinien II les foule aux pieds l'un et l'autre, et a la tête trancliée. On crève les yeux à Bardanc Philippique. Artémius se fait moine. Théodose se fait prêtre. Léon risauricn commence à régner. Étendue des conquêtes des Sarrazins. Constantinople est encore sauvée par le feti grégeois. Léon veut détruire le culte des images , ce qui cause de grands troubles. Grégoire II tente inutilement d'empêcher les Romains de se soustraire à l'empereur. Grégoire III implore la protection de Charles-Martel contre Léon et contre les Lombards.

Chap. IX. Pépin, surnommé le Bref, premier roi de la seconde race. Pag. 1 06.

Pépin ne trouve pas dans les Neustriens des dispositions

aussi favorables que Carloman dans les Austrasiens. Le clergé damnait Charles-Martel. Pépin s'applique à gagner les dlfférens ordres. Guerre à roccasion de Grippon , que Pépin et Carloman ont dépouillé. Le pape ordonne de mettre bas les armes; entreprise qui aura des suites. Carloman se fait moine. Guerres. Pépin veut être roi. Décision du pape Zacliarie. Mauvaise justification de ce pape et de saint Boniface. Les derniers Mérovingiens sont renfermés dans des cloîtres. Pépin, au lieu d'être élevé sur un bouclier, veut être sacré comme David. Cette cérémonie trompe le peuple. Pendant que Constantin Copronyme favorise les Iconoclastes , Astolphe s'empare de l'exarcat de Ravennes. Etienne II vient implorer la protection de Pépin. On lui rend en France de grands honneurs. Etienne II sacre Pépin , sa femme et ses deux fils. Cette intrigue, qu'on ne peut justifier, aura de grandes suites. Astolphe, après avoir promis d'évacuer l'exarcat, assiège Rome. Etienne demande des secours au roi de France et à ses fils. Première lettre à ce sujet. Seconde lettre. Lettre de saint Pierre dans laquelle la vierge, les anges, les martyrs et tous les siiints parlent. Jugement que le père Daniel porte de cette dernière lettre. Pépin donne l'exarcat de Ravennc au saintsiége. Ses précautions pour assurer la couronne dans sa maison .

Chap. x. Châtie mai^ ne. Page 119.

Ce n'est pas comme conquérant qu'il faut admirer Charlemagne. État de la France lors de l'avènement de Charlemagne. 11 convoque les assemblées deux fois l'année. Objet de celle qui se tenait en automne. Objet de celle qui se tenait au mois de mai. Comment elle se tenait. Comment Charlemagne était l'âme des assemblées. Nécessité de donner des lumières aux Français. Changemens à cet effet dans l'administration. Assemblées provinciales dans la même vue. Combien elles étaient utiles. Effets qu'elles produisent. Les successeurs de Charlemagne ruineront cet édifice. Combien l'entreprise de ce prince était au-dessus de son siècle. Il soumet toute la Lombardie. Il achève de soumettre ceux qui voulaient secouer le joug. Règne

DE l'histoire moderne, LIV. 11. *)37

(le Lt^on Chazarc. Irène demande , pour son fils , Rotrude , fille aînée de France. Charlemagnc fait sarrrr Pépin roi de Lombardie, et Louis roi d'Aquitaine. Il est blâmable de ne s't^tre pas borné à policer les Français. Il est couronné empereur. Les Romains pouvaient donner la souveraineté sur Rome. Ils ne pouvaient pas donner l'empire. Charlcmagne n'acquiert qn'une dénomination ; mais elle parait lui transférer des droits. Irène, qui feint de le vouloir épouser, est détrônée. Charlcmagne règle les limites des deux empires avec Nicéphore.

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