LIVRE SECOND
Ch4p. 1*^ Considérations sur le clergé. Page 1 3a.
Désordre dans toute la chrétienté. Les Sarrazins clierchcnt à s'éclairer. Nécessité de connaître le clergé vers le temps de Cbarlemagne. Au milieu des vices qui sont ceux du temps , et dont le clergé ne se garantit pas, la foi se conserve. Doctrine des huit premiers siècles sur les deux puissances. Comment cette doctrine s'altère en Orient. En Orient les empereurs avaient usurpé sur le sacerdoce ; en Occident les évêques devaient usurper sur l'empire. Raison de la puissance du clergé dans les commencemens delà monarchie française. Le clergé, parce qu'il est ignorant, jouit sans scrupule des deux puissances. Il jouit de même des richesses qui lui sont offertes. Comment il en acquiert de nouvelles. Conunent il défend ce qu'il a acquis. Combien la confusion des deux puissances lui est favorable. Il croit avoir de droit divin les terres qu'il possède , et il le persuade. Mais la noblesse se fait de la force un droit contre lui. A l'exemple du clergé, Pépin veut acquérir un droit divin au trône qu'il usurpe. Doctrine fausse et pernicieuse qui s'établit alors en France. Un siècle auparavant, cette doctrine avait commencé en Espagne, où le clergé disposait souvent de la couronne. Faiblesse des papes dans les huit premiers siècles. En Orient le clergé a moins de facilite à s'élever qu'en Occident. L'ambition du patriarche de Constantinople trouve un obstacle dans l'agrandissement de celui de
Rome. Le titre d'œcuménique est le premier sujet de contestation entre le pape et le patriarche de Constantinople. Le culte des images autre sujet de contestation.
Chap. II. Louis le Débonnaire. Page 1 54-
Louis le Débonnaire reconnu par les seigneurs, et sacré par Etienne IV. Dans quelles circonstances Charlemagne avait partagé ses états entre ses trois fils. Louis se hâte trop de faire un pareil partage. Sa conduite avec Bernard qui se révolte. Il s'en repent pour ne montrer que de la faiblesse. Cependant Judith veut un royaume pour Charles, son fils. Troubles qui naissent à cette occasion. Faiblesse de Louis. Insolence du moine Vala. Humiliation de Louis, qui prend les évoques pour juges de sa conduite. La fermeté de Bernard cause de nouveaux soulèvemens. Lothaire et Pépin arment. Judith prend le voile. Louis assemble les seigneurs et les évêques à Compiègne pour savoir d'eux s'il prendra le froc, ou s'il conservera l'empire. Lothaire se saisit de l'empire que l'assemblée avait conservé à Louis. Les moines rendent l'empire à Louis. Louis déclare Lothaire déchu de son association à l'empire. On l'accuse d'usurper par cette déclaration sur les droits de l'église. Révolte (jui n'a pas de suite. Autre révolte des fds de Louis. Grégoire IV est dans leur camp. La plus saine partie du clergé ne reconnaît pas l'autorité qu'il s'arroge, et que Vala défend. Louis au pouvoir de ses fils. Il est déposé. On le condamne à faire pénitence dans un monastère. Et ceux qui le condamnèrent sont ceux qui l'avaient déclaré l'oint du Seigneur. Lothaire aliène les esprits. Louis recouvre la couronne, ou plutôt la reçoit des évêques. Judith re^ vient à la cour, et reprend ses intrigues. Charles a l'Aquitaine au préjudice des fils de Pépin. Nouvelles révoltes et mort de Louis.
Chap. m. Charles le Chauve. Page 172.
Après la bataille de Fontenai, les évêques disposent des IMrovinces de l'empire. Bientôt ils sont forcés de consentir au
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partage que font les trois princes. Lothaire, qoi a «^tc juge m France par lot évéqucs, juge en Italie le pape Sergius II. Ravages que fcml les ^formantU, dont Charles achète la retraite. Charles est sans autorité entre la noblesse et le clergé. Charles s'humilie et prend ses sujets pour juges. Lothairc meurt dans un froc, et laisse trob fils. Louis de Bavière fait déposer Charles dans le concile d'Attigni. Charles reconnaît les droits que le clergé s'arroge. Il fait excommunier Louis dans le concile de Metz. Il s'allie des rois de Lorraine et de Provence, et tous trois reconnaissent que «es évéques doivent s'unir pour corriger les rois. Divorce de Lothaire, roi de Lorraine. Autorité que le pape s'arroge à cette occasion. Elle révolte d'abord les évéques, mais ils se soumettent à l'exemple de Lothaire. Mort de Charles, roi de Provence, et de Lothaire, roi de Lorraine. Au préjudice de l'empereur, frère de Lothaire, 41 Louis le Germanique et Charles le Chauve partagent la Lorraine entre eux. Us méprisent les excommunications d'Adrien II qui se déclare pour l'empereur. Charles fait excommunier Carloman , son fils , qui s'était révolté. Le pape, qui se déclare pour Carloman , veut s'établir juge de cette affaire; mais sans succès. Il abandonne Carloman pour Charles dont il croit avoir besoin. Les fils du roi de Germanie n'étaielit pas ])lus fidèles. Après la mort de l'empereur, Charles obtint de Jean VIII la couronne impériale. Charles avilit la dignité impériale. Mort de Louis le Germanique qui laisse trois fils. Charles, qui ne peut se défendre contre les Normands et les Sarrazins, fait la guerre à ses neveux, et meurt. Sage politique de Charlemagne. Les désordres ont commencé sous Louis le Débonnaire. Ils s'accroissent sous Charles le Chauve. Origine du gouvernement féodal.
Châp. IV. Jusqu'à Hugues Capet. Page 195.
L'empire de Charlemagne tombe. Il suffit de reconnaître • s causes de cette révolution. État de l'empire sous Louis II. I tat de l'empire sous Louis III et Carloman. État de lempire sous Charles le Gros. Démembrement de l'empire après la
54o TABLE DES MATIERES
déposition de Charles le Gros. Charles le Simple est sans autorité. Les derniers Carlovingiens ne conservent pins qu'un titre.
Chap. V. De l'état de l'Angleterre au neuvième et au dixième siècles. Page 202.
Au commencement du neuvième siècle, Egbert réunit les sept royaumes sous sa domination. Quelle a été la cause de l'autorité du saint - siège , et de la puissance des moines en Angleterre. Sous Egbert, les Normands abordèrent en Angleterre. Ils sont chassés sous Alfred, qui gouverne avec sagesse. Puissance du clergé en Angleterre, et principalement des moines ; désordres qui en naissent. Abus dans la discipline.
Chap. vi. Des Sarrazins dans les siècles huit, neuf et dix ; et de l'Espagne depuis le septième siècle jusqu'à la fin du quinzième» Page 209.
La puissance temporelle que le clergé s'est arrogée, et l'abus qu'il en a fait , est une des principales causes des désordres et de la faiblesse des étals de la chrétienté. La confusion des deux puissances est favorable au clergé. La puissance du clergé facilitera la conquête de l'Espagne aux Sarrazins. Les Sarrazins font la conquête de l'Espagne. Ils remportent des avantages sur les Grecs et sur les Turcs. Les Abassides enlèvent le khalifîit aux Ommiades. Le khalife est réduit aux seules fonctions du sacerdoce. Les Sarrazins , quoique divisés, sont toujours redoutables à la chrétienté. Us s'affaiblissent en Espagne , où les chrél iens fondent plusieurs royaumes. Guerres continuelles en Espagne. Révolutions frappantes et précipitées. Multitude de souverains toujours en guerre. Rodrigue ou le Cid. État de l'Espagne dans le douzième siècle. Dans le quatorzième, et dans le quinzième, où les Maures sont chassés. État de l'Espagne après l'expulsion des Maures. Combien cette expulsion à coûté de combats. Combien le gouvernement des royaumes d'Espagne avait été vicieux .