L.1 France en A l'ambitlou dcs priuccs , qui suffisait pour
firoie h la ia- /.,-,■, i 1 ...
ousiedeFrede. faifc Ic malhcur des peuples, se loignit une source
gondeetdeBru- l a ' o o
nehaut. intarissablc de crimes et de désordres , par la ja-
lousie de deux femmes hardies, entreprenantes et capables de tout oser. Deux rois , Sigebert et Chilpéric, et plusieurs princes, périrent par leurs intrigues ou par leurs assassins ; et elles survécurent pour de nouveaux forfaits. L'une était Frédégonde , femme de Chilpéric , et l'autre Brunehaut, femme de Sigebert. La France et toute la famille royale furent en proie à l'ambition de ces deux furies , et à la haine qu'elles se portaient. 5o7 Frédéfifonde mourut en 5q7. Sigebert avait été
Brunehaut sou- <-* ^ / O
L'rme^efjerusl assassiué cu 576; et son fils Childebert, qui avait
fils et cause des , . , , i r-i 1 -r-w ^
guerres. rcuni, apTcs la mort de Gontran , la Bourgogne a
l'Austrasie , ayant été empoisonné en 596 , avait laissé deux fils, Théodebert , roi d'Austrasie^, et Thiéri , roi de Bourgogne
MODKRNE. 5/
A près la mort de Frédégonde , Brunehaut , sans rivale, gouverna quelque temps TAustrasie ; mais les grands ayant conspiré contre elle, Théodebert consentit k son exil , et elle se réfugia chez Thiéri.
Elle gagna la confiance de ce jeune prince par des complaisances criminelles, et elle ne jouit de Tautorité que pour armer ses deux petits-fils , ou contre Clotaire, ou l'un contre Tautre. Théodebert, fait prisonnier par Thiéri , vit égorger à ses yeux son fils Mérovée ; et ayant ensuite été enfermé lui-même, il perdit la vie par les ordres de sa grand' mère.
Lorsque Tannée suivante Thiéri marchait contre Clotaire , il fut attaqué d'une maladie dont il mourut. Sigebert, l'un de ses fils, entreprit de conserver la couronne ; mais il fut livré par l'armée avec ses deux fi'ères Corbe et Mérovée. On ignore le sort d'un troisième , qui échappa par la fuite au vainqueur.
Clotaire accorda la vie à Mérovée, parce qu'il Pm deceu*
princesfe.
l'avait porté sur les fonts. Il fit mourir Corbe et Sigebert, et il livra la' reine aux bourreaux. Après avoir souffert toutes sortes de to^urmens pendant trois jours, elle fut conduite, montée sur un chameau , dans toute l'armée ; et ayant été attachée à un cheval furieux , elle fut traînée et mise en pièces à la vue des soldats. Si elle a mérité de pareils supplices, Frédégonde en avait mérité de plus grands encore. Mais Clotaire , héritier de la
succession Clolnire , son père.
58 HISTOIAB
haine de sa mère , assouvit sa vengeance et celle des Leudes , que Brunehaut avait aliénés , chargeant cette reine coupable de bien des crimes qu'elle n'avait pas commis.
ciotairc rbgnc Clotairc régua seul avec plus«*de douceur qu'on <'"^- ne pouvait espérer, depuis 6i 3 jusqu'en 628, qu'il 6-«. mourut. Il aima la paix; il fit rendre la justice; il rétablit la tranquillité, et il fut regretté de ses sujets Mais la douceur de son gouvernement ne fut peutêtre que l'effet de la faiblesse de son autorité. Dagobcrt se Da^obcrt , que le dernier roi son père avait
saisitde toute la ^ . . . ,, . .,
^^ associé au trône, et qui était roi d Austrasie, se ht
on ' A
reconnaître pour seul souverain , à l'exclusion de son frère Caribert, auquel il céda seulement une partie de l'Aquitaine. Il recouvra même cette province à la mort de son frère , qui arriva peu de temps après , et il n'en laissa rien à ses neveux.
Ce prince gouverna sagement, tant que des ministres zélés pour le bien de l'état conservèrent quelque ascendant sur son -esprit; mais bientôt, gouverné lui-même par toutes les femmes dont la coquetterie avait de'quoi le séduire , il ne fut plus que l'ipstrument de l'avarice et de la vanité d'un sexe qui a fait si souvent la honte des rois et le malheur des peuples. Il foula ses sujets pour fournir k ses débauches , à l'avidité de ses courtisans, aux caprices de ses maîtresses, et aux aumônes avec lesquelles il croyait devoir effacer ses péchés.
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Il moiinit en 638 , après avoir partagé ses états cm. entre ses deux fils, Sigebert, qui eut le iDyaunie Sl'VÏÛirîÏ!!^ tl'Austrasie , et Clovis, qui eut ceux de Neustrije *""*"* et de Bourgogne. Ces deux princes étant encore enfans. Pépin et Ega, maires du palais , gouvernèrent, le premier sous Sigebert, et le second sous Clovis; et après leur mort, qui arriva dans la troisième année de leur ministère , Pépin fut remplacé par son fils Grimoalde , et Ega par Evchinoalde , autrement nommé Archambaud.
Le règne de ces princes n'est remarquable que par la sagesse de leurs ministres , qui s'occupaient des soins du gouvernement, tandis que Sigebert fondait des monastères , et que Clovis ne faisait rien. Ils moururent l'un et l'autre vers l'an 656. 656.
Grimoalde, maire du palais, fit conduire se- i."Aa»irMienf
' r ' rha.sent le fils
crètement en Hibemie Dagobert, fils de Sigebert ; ^' <^""'«"'^« et ayant fait courir le bruit de sa mort , il mit la couronne d'Austrasie sur la tète de son propre fils, qu'il disait avoir été adopté par Sigebert; mais les Austrasiens chassèrent bientôt l'usurpateur.
Clovis II avait laissé trois fils : Clotaire, roi Troubles sou»
le» fil» de Clo-
de Neustrie et de Bourgogne, Childéric, roi ''»"• d'Austrasie, et Thiéri , qui n'eut d'abord aucune part à la succession. Mais quatorze ans après, ayant succédé à Clotaire III , il prit la couronne pour la perdre presqu'aussitôt. On le fit raser, et on l'enferma dans un monastère ainsi qu'Ebroin^
6o HISTOIRE
maire du palais et son ministre , dont la hauteur
avait soulevé les grands du royaume. Alors Chil-