AXIOME PRE^TIER
jc 'JFijujt icp qiji e^t, est ep soi o.u d^n^ PP ajjrtre- »
1 8o TRAITÉ
L'ambiguité de cet axiome fait craindre qu'on ne confonde les modes, qu'on dit être dans un autre, avec tout ce qui est dépendant; et la substance , qu'on dit être en elle-même , avec ce qui est indépendant. Alors il ne serait pas difficile de prouver que les êtres finis ne sont que les modes d'une seule substance nécessaire.
Par le langage de Spinosa, cet axiome s'applique naturellement aux choses telles qu'on les suppose dans la nature; pour le rendre plus exact, il fau-drait s'exprimer de façon qu'on ne pût l'entendre que de la manière dont nous concevons les choses» Si l'on ne prend tette précaution, on courra risque de substituer ses propres imaginations à la place de la nature. C'est ce dont Spinosa ne cherche point à se garantir. Je dirais donc : Tout ce que nous concevons, nous nous le représentons en sçi ou dans un autre j c'est-à-dire comme surjet ou qualité d^un sujet. Mais pour lors l'usage de cet axiome serait très -borné, car nous ne le pourrions raisonnablement appliquer qu'aux choses que nous connaissons. Ainsi, il deviendrait inutile au dessein de Spinosa.