‹ Œuvres complétes de Condillac (volume 5)Chapitre 3 sur 54 · CHAPITRE PRflMlER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PRflMlER

Galba.

JPhtdawt les ffuerres civiles qui ont ruiné le coù- Qu«uuitFes.

, ^ Mit de» lro«pe«

vernement républicain, les généraux étaient au wéitto!"*'* *** moins assurés de l'obéissance des troupes. Elles ^ se donixaient à eux; mais elles n'avaient pas encore perdu tout esprit de subordination; ef, à • quelque récompense qu'elles osassent prétendre*, elles n'imaginaient pas que le pillage de Rome même dût être le prix de leurs services ; elles conservaient encore quelque respect pour la capitale de l'empire.

Tout a changé : le despotisme sanguinaire d'une suite de^ tyrans a efifacé jusqu'aux noms des anciennes familles , et une longue servitude a achevé » d'étoufifer tout sentiment. Un sénat avili, un peuple esclave, et des richesses immenses, voilà ce que Rome offre à l'avidité des soldats ; ils en sont déjà les maîtres ; ils n'ont pas besbin de cou-

xig^' Les gardes prétoriennes, qui font trembler

.jietfe capitale, n'en ont pas; elles sont amollies

.•%'i5fles-mêmes , mais elles ont des armes.

f • -/ Galba avait été proclamé hors de Rome. Les

armées apprirent donc qu'elles pouvaient à leur

,^ y tour vendre l'empire; et les soldats, par consé-

/.•'V quent, ne songèrent plus qu'aux prix qu'ils en

pourraient retirer. Il leur importera peu de choi-

y sir l'empereur, d^ le connaître même; il leur

suffira de le faire ; ne voulant un chef que pour vaincre, ne voulant vaincre que pour piller, et ne connaissant plus de maître -lorsqu'ils auront vaincu. Nous pouvons prévoi[r que plusieurs empereurs, créés en même temps, se disputeront le siège de l'empire ; que les armées se raviront tour à tour les ridiesses des citoyens ; et que Rome sera plus d'une fois la proie des soldats.

Gaïu.tT.nt Servius Sulpicius Galba était d'une fomille an-

Kmp^r "* cienne et illustre. Parvenu aux honneurs avant le temps , il commanda «ivec différens titres dans plusieurs provinces, ^t il acquit une réputation qui le fit juger digne de l'empire, tant qu'il ne fiit pas empereur. Assez politique pour ne pas donner d'ombrage à Néron , il vécut dans la retraite ,

* jusque vers le milieu du règne de ce prince;

ayant ensuite obtenu* l'Espagne tarragonaise , qu'il gouverna pendant huit ans, il tint une conduite fort inégale. D'abord occupé de ses devoirs avec zèle, il se relâcha dans la suite, disant que

AKCI£K£r£. 3

personne n'est c^Ugé de rendre compte de son oisiveté.

Incapable de choisir ses amis et ses affranchis , ^^tl"^"^*" il s'accommodait de «eux qui étaient bons, il souffrait ceuK qui* étaient méchans. Parce qu'il était égalemait faible avec les uns et les autres , il se croyait humain et généreux, quoique cruel lorsqu'il voulait être» sévère , et avare lorsqu'il '

voulait être économe. Il avait Soixante-douze ans, lors de son avènement. Avec l'âge, sa faiblesse t n'avait pu que s'accroître, ^

Tindex était mort; Yerginius, qui commandait j^^J^/J^eJ^^j dans la haute Germanie, s'était, i^efusé aux ins- ma^grériiêt?^ tances des soldats qui lui offraient l'empire ; et, loi^ue Galba eut été reconnu à Rome, il força en quelque ^orte les légions à lui prêter servent.

Cependant une conspiration se formait. Nim- consp!r.uon. phidius, collègue de Tigellinus dans la préfecture des gardes, en était le chef; et il songeait à se faire proclamer empereur, lorsqu'il périt dans une sédition des soldats.

Galba aurait donc pu s'apercevoir qu'il ne Gaibaaiièn«

• %\ plusieurs »ol-

réunissait pas encore tous les vœux, et que, **•**• par conséquent, il avait des ménagemens à garder. Il n'en garda point : il traita durement plusieurs peuples d'Espagne et des Gaules , pom» avoir balancé à se déclarer en sa faveur. Il prit en che- » «te lecD»-

mandement à

min Verginius, lui ôta le commandement, et ^*'8 l'emmena avec lui. Quoicpie la probité de ce gé-

glOlUf

4 HISTOIKE

néral fiit reconnue , la considération dont il jouissait auprès des troupes le rendit suspect à Fem- . pereur, naturellement soupçonneux.

iieurceiedet. Arrivé à RoHic, ce prince confirma l'opinion loidats. qu'on avait de sa sévérité; il'fit punir, sans les

entendre, ceux qu'on accusait d'avoir trempé dans la omspiration de ïïimphidius/ Il décima des troupes qui s'obstinaient à vouloir servir dans les légions plutôt que dans la marine ; enfin il cassa la cohorte des soldats germains, que les Césars avaievt prise pour leur garde, et il la renvoya sans récompense. Il exerçait le despotisme avec les troupes ; cette conduite n'était pas prudente.

Ministresqui II était gouvcrué par trois hommes qui ne le

le gouvernent. , '^ . . , ••.

quittaient point, et quon nommait ses pédagogues, Icétus, affranchi plus avide qu'aucun de ceux de Néron, Vinius qui mérita la prison sous

' Caligula, et Laco, homme arrogant, qui parais-

sait n'avoir d'autres règles que* de s'opposer aux conseils qu'il n'avait pas donnés. Mais , pour mieux juger des révolutions qui se préparaient sous ce vieil empereur , il est nécessaire de considérer quellt était la disposition des esprits à Rome, dans les armées et dans les provinces.

sentimens di- La fiu dc Nérou avait d'abord causé une joie

Ttrs à U mort • 11 1 • •■

de Néron. umverselle , parce que le premier mouvement de la multitude est d'obéir à l'impression qu'elle reçoit. Mais comme tous les citoyens n'étaient pas

D'autRf r«« grtUÛMt JUi-

AirCIENNE. 5

réunis par un tfiéme intérêt , le sénat , le peuple , les cohortes prétoriennes et les armées , se livrèrent bientôt à des sentimens diiférens. -

Les sénateurs crurent qu'ils allaient recouvrer ^.^^ ^']^ii la liberté sous^m prince de l'âge de Galba, ju- îwG.iiïr***'" géant qu'il serait plus amoureux de son repos que jaloux de l'autorité. Ils ne prévoyaient pas que ce prince leur donnerait plus d'ua maître. Les principaux de l'ordre équestre et la partie la plus saine du peuple étaient dans la même iUusion. Cependant Néron emportait les regrets de la populace, à laquelle il ne*" fallait que des jeux, et ceux encoçe des hommes qui, perdus de detteset de débauches, avaient mis en lui toute leiu* ressource.

Les cardes prétoriennes, attachées de tous , Di«ptition5

«^ * ' des gardes prë-

temps^aux Césars, jae l'avaient abandonné que parce qu'on leur avait dit^qu'il s'était enfiii. Elles se reprochaient de s'être laissé surprendre ; elles craignaient dans Galba une réputation de sévérité ; elles n'attendyent rien de son avarice ; et elle^ présumaient que les faveurs seraient plutôt poiu* l'armée qui l'avait élu. Non-seulement on.ne leur avait rien donné ; mais Galba, désavouant les promesses qu'çn leur ^vait faites en son nom, dit qu'il choisissait les soldats, et qu'il ne les achetait pas; mot courageux .qui ne convenait ni à son caractère, ni aux temps où il régnait. Enfin la mort de Nimphidius n'avait pas éteint

torûttiMS.

tout esprit de sédition. Les comp^Kces de ce chef vivaient dans la crainte d'être découverts et punis; et en général- les soldats désiraient des troubles , pendant lesquels ils feraient valoir leurs prétentions, bien mieux que da^ la paix.

rfnden" Gaib" ^^^ cspHts étaient dans ces dispositions , lorsodieux. qàhn apprit les meurtres de Clodius Macer et

de Fonteius Capito. Le premier, qui commandait en Afrique., était en effet coupable de révolte, «t il avait été tùé par ordre de Galba. Le second le fut par ses lieutenans, Cornélius Aquinus et Fabius Valens, qui n'avaient pas reçu d'ordres , et qui l'accusaient d'avoir voulu soukver les légions de la bassfe Germanie. Bien des personnes pensaient que Capito, plongé dans la débauche, n'était pas caipàl)lê d'une pareille entreprise. On soupçonnait ses Keutenans de ne l'avoir a^assiné que parce quHls n'avàiefit pii lui persuader dé prendre les armes; et on disait que Galba, ti'o^ sant approfondir là vérité , les avait approuvés. Quoi qu'il en soit , on rep*t)cHa généraîeinent ces detli meurtfesr S Galba , et il en devint ^lufe odieux. • ^

lm ç^^oew L'Orient était tranquille ; iï y avait sept légions : Tempirt!^''''" quatrc en Syrie, sous les ordres de Licinius Mucianus, et trois en Judée, sous ceux de Flavius Vcspasîanus , que Néron avail: chargé de la guerre contre les Juifs. Ces deux généraux étaient dans une j)osition a pouvoir aspirer à l'empire, ou du

• AKGIENNE. 7

moins à pouroir le donner. Nous âuîoos biesitôl occasion d'en parler.

Depuis Auguste les empereurs gouvernaient ,^'^j|g5^;

l'Egypte par un simple chevalier. Ils n'osaient ?**"'*"■•

confier aux premiers citoyens cette province , dont

l'abord était difficile , et qui était un des greniers

de l'Italie. Afin même d'en ménager les habitaM,

qiû portaient impatiemment le joug étranger, ils

avaient voulu qye le gouvernement ne parut point

cYiangé à leurs yeux , et que le gouvem^ir en fârt

ooflUDe le roi. Celui méme.qui commandait dans

cette proiFince, du temps de Galba, était un

égyptien, nommé Tibérius Alexander. Elle était

soumise, ainsi que l'Afirique, depuis la mort de

Macer, ou plutôt elle était tranquille; mais si

VOnent se soulevait, il l'entrainait dans la ré*

i«)lte.

Cluvius Rufas, orateur estimé, ^commandait . provmcei

I qui ne fusaient

en E^agne; il n'y avait rien à craindre de sa K'îivôSn'! part : peu expérimenté dans la guerre, il aimait l'étude et la paix. Msds tous les peuples de cette province ne paraissaient pas également bien dis* posés pour Galba.

Les légions de la Bretagne ne son^eailnt point à troubler l'empire , soit à cause de leur éloigne^ ment, soit parce que c'était assez pour elle^ de contenir les peuples^de cette île.

Qf^tques provinces, telles que la Mauritanie, la Rbétie, la Nbrique et la Thràce, étaient cta-

cune trop faibles pour oser la première lever

l'étendard de la révolte.

Provinces L'amiée dlUyrie avait offert ses services à Verrai en faitaicm ^ ^ •' ^ craindre. ginius ; elle pouvait les ofJErir à un autre. Mais

. c'est dans les Gaules et surtout dans la Germanie que les' troubles devaient naturellement commencer, parce que c'est dans ces provinces qu'il y avaif et plus de forces et plus *de mécontentement. Des peuptes gaulois, que Galba avait dépouillés de leurs terres, n'attendaient que le moment de la vengeance. S'il paraissait pouvoir compter sur ceux qui avaient suivi Viinlex , c'est qu'il les avait déchargés de tout tribut, et qu'il leur avait donné les droits de cité : bienfaits qui excitaient la jalousie des légions de Germanie, et qui, par conséquent', les aliénaient.

D'ailleurs ces légions pensaient que Galba n'oublierait pas qu'elles avaient balancé à Iç reconnaître, et elles songeaient aux moyens de n'avoir pas à le craindre.

Gén<r.«atix. Lcs géuéraux étaient peu capables de les contenir. Hordéonius Flaccus, qui avait succédé à Verginius, commandait l'armée du haut Rhin.

Vieux, ififirfbe, sans vigueur, il était généralement méprisé des soldats.

Après la ^mort^tle Capitp, Vitellius prit le commandement dans la basse Germanie. Fik de ce Vitellius qui se déshonora sôus Claude, il avait été élevé auprès de Tibèle, auquel il se prostituait; /

avait confia».

AIVGIENirE. 9

et il avait contracté de bonne heure les vices les plus crapuleux. Voilà donc le choix que Galba faisait de ses généraux.

Pendant qu'il négligeait les provinces, il ne d,^jfj*e?nrntî gouvernait pas la cîipitale avec plus de sagesse, ti'n/^n 1ï Ses ministres, qui abusaient tour à tour de sa faiblesse, semblaient se hâter de profiter d'un règne qui devait être court, et il n^y* avait qu'un cri contre leurs rapines. C'est dans ces circonstances qa'il apprit que les légions dû haut Rhin avaient brisé ses images, et qu'elles invitaient le sénat et Je peuple à proclamer un autre empereurt

Le danger était pressant; il ne restait d'autre ^'^^*^^^ ressource à Galba que d'associer à l'empire un 69. honune dont les vertus ôteraient ^out prétexte aux séditieux : il adopta L. Piso Frugilîcinianus. ' ^'

Mais ce ne fut pas dans le sénat ^ ce fut dans le camp qu'il fit cette adoptioil. Il paraissait donc reconnaître que les soldats avaient le droit de faire les empereurs , et cependant il ne leur promit aucune gratification : ignorait -il qu'on ne pouvait se les concilier que p^ des- largesses ?

Othon, que Néit)n' avait envoyé en Lusitanie, ptiioiit«pî« s'était le premiei: déclaré pour Galba; il l'avait accompagné à Rome , dans l'espérance d'en être adopté; et il avait tout tenté pour réussir dans ce projet. Entièrement ruiné , il rest£|it avec des dettes immenses et un luxe qui eût été à chai^ç

cune trop faibles pour oser la première lever

l'étendard de la révolte.

Provinces L'aiTiiée dlUvrie avait offert ses services à Verrai en faisaient •' ^ ^ craindre. ginius ; elle pouvait les offrir à un autre* Mais

c'est dans les Gaules et surtout dans la Germanie que les' troubles devaient naturellement commencer, parce que c'est dans ces provinces qu'il y avaif et plus de forces et plus *de mécontentement. Des peuptes gaulois, que Galba avait dépouillés de leurs terres, n'attendaient que le moment de la vengeance. S'il paraissait pouvoir compter sur ceux qui avaient suivi Vii^lex , c'est qu'il les avait déchargés de tout tribut, et qu'il leur avait donné les droits de cité : bienfaits qui excitaient la jalousie des légions de Germanie, et qui , par conséquent', les aliénaient.

D'ailleurs ces légions pensaient que Galba n'oublierait pas qu'elles avaient balancé à Iç reconnaître, et elles songeaient aux moyens de ji'avoir pas à le craindre.

G^n^rMixaux. Lcs géuéraux étaient peu capables de les contenir. Hordéonius Flaccus, qui avait succédé à Verginius, commandait l'armée du haut Rhin.

Vieux, il^firlbe, sans vigueur, il était généralement méprisé des soldats.

Après la mort-tle Capito, Vitellius prit le commandement dans la basse Germanie. Fils de ce Vitellius qui se déshonora sôus Claude , il avait été élevé auprès de Tibère , s^quel il se prostituait ;

avait confias.

AIVGIENirE. 9

et il avait contracté de bonne heure les vices les plus crapuleux. Voilà donc le choix que Galba Ëùsait de ses généraux.

Pendant qu'il négligeait les provinces, il ne d,^„*n*e?**?nîî fiouvernait pas la cîipitale avec plus de sagesse. tiu/^îS 1î Ses mmistres, qui abusaient tour à tour de sa faiblesse, semblaient se hâter de profiter d'un règne qui devait être court, et il n^y* avait qu'un cri contre leurs rapines. C'est dans ces circonstances qu'il apprit que les légions dû haut Rhin avaient brisé ses images, et qu'elles invitaient le sénat et le peuple à proclamer un autre empereurt

Le danger était pressant; il ne restait d'autre piSi******'** ressource à Galba que d'associer à l'empire un 69. homme dont les vertus ôteraient tout prétexte aux séditieux : il adopta L, Piso Frugilicinianus.

Mais ce ne fut pas dans le sénat^ ce fut dans le camp qu'il fit cette adoptioil. Il paraissait donc reconnaître que les soldats avaient le droit de faire les empereurs , et cependant il ne leur promit aucune gratification : ignorait -il qu'on ne pouvait se les concilier que p^ dès* largesses ?

Othon, que Néit)n' avait envoyé en Lusitanie , ouion ««pir» s'était le preiùiei: déclaré pour Galba; il l'avait accompagné à Rome , dans l'espérance d'en être adopté; et il avait tout tenté pour réussir dans ce projet. Entièrement ruiné , il rests^it avec des dettes immenses et un luxe qui eût été à chai^c^

lO HISTOIRE

dans un empereur ; de sorte que l'empire était pour lui une ressource plutôt qu'un objet d'am^ bition. Il jugea devoir saisir le moment où l'autorité de Pison commençait à peine , et où celle de Galba était chancelante.

Deniç soldats Dcux soMats entreprirent de disposer de l'em-

Ic lui doniieol. ^ *

60. pire j et ils en disposèrent. Il n'y en avait encore que vingt et un qur étaient entrés dans la conjuration, lorsque, le 1 5 jçmvier, cinq jours après l'adoption-, ils se rassemblèrent au milliaire doré, où Othon se rendit. Ils le saluèrent empereur, et le portèrent au camp : telle fut la disposition des esprits, que tous approuvèrent cet attentat, ou le soufïnrent.

Le peupi« et Lc peuple,,» Cette nouvelle, accourt au palais:

les grands dans .,,,-"* , ïi t i»i »

cette conjonctH. ^ deiBande la mort d'Otnon, et Galba délibère,

re, •

incertain du parti qu'il doit prendre. Cependant le Iwuit se répand que ce chef des séditieux vient d'être tué ; un soldat qui se présente avec une épée ensanglantée dk l'avoir tué lui-même. Qui vous en a donné Vofdre^ répond l'empereur? %X les grands, qui se précipitent alors au^ievant de lui^ se plaigneçtxpi'on leur ait enlevé la gloire de le venger. •• • . •

Mort de Galba Eufiu Galba et Pison Portent; ifs rencontrent

tt de Pison* '

, 69. sur la place les* gardes prétoriennes. Ils meurent percés de coups; Vinius périt dans le tumulte» Lacon fut tué par l'ordre cl'Othon, et on téserva Iditus pour être exécuté publiquement. Galba a

^ AirciEirNE, 1 1^

régné sept mois et quelque jour^, à compter de la mort de Néron.

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