PREMIÈRE PARTIE
De l'analise du discours.
Chap. i*''. — Bu langage d'action. Page 354»
Des signes du langage d'action. Le langage d'action est une suite de la conformation des organes. Quoiqu'il soit naturel , on a besoin de l'apprendre. En nous donnant des signes naturels , l'auteur de la nature nous a mis sur la voie pour en imaginer d'artificiels. Il ne faut pas confondre les signes artificiels avec les signes arbitraires. Avec quel art on imagine des signes artificiels. Langage d'action des pantomimes. Deux sortes de langage d'action. Avec le langage d'action chaque pensée s'exprime tout à la fois et sans succession. Ce langage des idées simultanée est seul naturel. Les idées simultanées, dans celui qui parle , deviennent successives dans ceux qui écoutent. Les idées successives dans ceux qui écoutent sont encore chacune des pensées composées. Le langage d'action a l'avantage de la rapidité. Comment l'art peut en faire une méthode analitique. Pourquoi on a commencé dans cette grammaire par observer le langage d'action. A quoi se réduisent tous les principes des langues.
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CfiAP. II. — Considérations générales sur la formation des langues et sur leurs progrès. Page 365.
L'homme est conformé pour parler le langage des sons articulés. Les mots n'ont pas été choisis arbitrairement. C'est une erreur de croire que les noms de la langue primitive exprimaient la nature des choses. En formant les langues , nous n'avons fait qu'obéir à notre manière ^e voir et de sentir. Comment les langues , en proportion avec nos idées , forment un système qui est calqué sur celui de nos connaissances. Quelles langues sont plus parfaites. Comment il s'établit une proportion entre les connaissances et les langues. Toutes les langues portent sur les mêmes fondemens. En quoi les langues diffèrent. Comment elles se perfectionnent. Connaissances préliminaires à l'analise du discours.
Chap. m. — En quoi consiste l'art d'analiser nos pensées. Page 378.
Comment l'œil analise, et nous fait remarquer dans une sensation confuse, plusieurs sensations distinctes. L'analise des idées de l'entendement se fait de la même manière. A quoi se réduit l'art de décomposer la pensée. Nous avons jugé et raisonné avant de pouvoir remarquer que nous jugions et raisonnions. Ce sont les langues qui nous fournissent le moyen de décomposer la pensée.
Chap. iv. — Combien les signes artificiels sont nécessaires pour décomposer les opérations de l'âme , et nous en donner des idées distinctes. Page 382.
Le jugement peut être considéré comme une perception , ou comme une affirmation. Avec le secours des signes artificiels , les jugemens qui n'étaient que des perceptions , deviennent des affirmations. Comment toutes les parties d'un raisonnement, quoique simultanées dans l'esprit, se développent successivement par le moyen des signes artificiels. Tout homme a été dans l'impuissance de démêler ce qui se passe vr. f\\
dans son esprit. Tout animal qui a des sensations, a la facuhc d'apercevoir des rapports.
Chap; V. — ^vec quel méthode on doit employer les signes nrtificiels y pour se faire des idées distinctes de toute espèce. "* . Page 387.
L'analise des objets qui sont hors de nous ne peut se faire qu'avec des signes artificiels. Cette analise est assujettie à un ordre. On découvrira cet ordre, si on considère l'objet que se fait l'analise. La nature indique cet ordre. Elle nous a donne des sens qui décomposent les objets, sans aucun art de notre part. Pour les décomposer avec art, l'ordre de l'analise doit être celui de la génération des idées. L'ordre de la génération des idées est de l'individu au genre , et du genre aux espèces. Cet ordre est fondé sur la nature des choses. La méthode qui suit l'ordre de la génération des idées , est l'unique pour analiser les choses, et pour acquérir de vraies connaissances. 11 y a deux méthodes; l'une pour parler aux personnes instruites, et l'autre pour parler aux personnes que l'on instruit. Avantage de la méthode d'instruction.
Chap. vi. — Les langues considérées comme autant de méthodes analitiques. Page 898.
C'est comme méthodes analitiques qu'il faut considérer les langues. Comment les langues sont des méthodes analitiques plus ou moins parfaites. C'est à leur insu que les hommes en formant les langues ont suivi une méthode analitique. Cette méthode a des règles communes à toutes les langues , et des règles particulières à chacune. Objet de la grammaire.
Chap. vu. — Comment le langage d'action décompose la pensée. Page 4o4-
Comment la pensée de celui qui parle le langage d'action, se décompose aux yeux de ceux qui l'observent. Comment il apprend à la décomposer lui-même. Idées distinctes qu'offi^ nette décomposition.
Chap. VIII. — Comment les langues, dans les commencemens, analisent la pensée. Page 4oj(5.
Précautions à prendre pour ne pas se perdre dans des conjectures peu vraisemblables. Les accens ont été les premiers noms. Comment les organes des séi^s ont été nommés. Comment les objets sensibles ont été nommés. Les langues ont été longtemps fort bornées. Elles n'étaient, dans l'origine, qu'un supplément au langage d'action. Comment elles ont pu faire de nouveaux progrès. Les noms des personnes. Les noms adjectifs. Les prépositions. Comment les opérations de l'entendement ont pu être nommées. Comment les hommes sont parvenus à avoir un verbe, et à prononcer des propositions. Lorsque les ïiommes commencent à faire des propositions , ils ne savent pas toujours démêler toutes les idées qu'elles renferment . On a été long-temps avant de pouvoir exprimer , dans des propositions , toutes les vues de l'esprit.
Chap. ix. — Comment se fait Vanalise de la pensée dans Les langues formées et perfectionnées. Page 418.
Pensée de Racine apportée pour exemple. Toutes les parties de cette pensée s'offraient à la fois à l'esprit de Racine. Fond de cette pensée. Les parties principales de cette pensée se distinguent dans trois alinéas. Quelquefois on renferme plusieurs pensées dans un alinéa, et on les distingue seulement par des points. Dans le discours prononcé , les repos de la voix tiennent liett d'alinéas et de points. Les repos , marqués par des points, ne sont pas tous égaux. Comment toutes les parties d'un grand ouvrage se développent avec la même méthode que les parties d'une pensée peu coînposée. Une analise mal faite met du désordre et de l'obscurité dans le discours. Comment Racine développe les trois principales parties de sa pensée. Comment 'û distingue les parties dajns lesquelles il les subdivise.
Chap. X. — Comment le discours se décompose en propositions principales y subordonnées, incidentes, en phrases et en périodes. Page 4a6.
Tout jugement , exprimé avec des mots, est une proposition. Trois espèces de propositions. Caractère des propositions principales. Caractère des propositions subordonnées. Caractère des propositions incidentes. Les propositions subordonnées peuvent avoir deux places dans. le discours, et les propositions incidentes n'en ont qu'une. Ce qu'on entend par/?eWo Je. Ce qu'on entend par phrase. Ellipse ou phrases elliptiques. Phrases principales qm concourent au développement d'une autre. Il y a des cas où plusieurs propositions sont , à notre choix , une période ou une phrase.
Chap. xi. — Analise de la proposition. Page 433.
Toute proposition est composée de trois termes. Proposition simple. Proposition composée. Un jugement est toujours simple. Une proposition peut être composée dans le sujet , dans l'attribut ou dans tous deux. De quelque manière que le sujet et l'attribut soient exprimés , une proposition est simple, si elle est l'expression d'un jugement unique.
Chap. xii. — Analise des termes de la proposition. Page 437-
Idées qu'on se fait du sujet, de l'attribut et du verbe. Nous ne donnons des noms qu'aux choses qui existent dans la nature ou dans notre esprit. Noms propres. Noms généraux. Tous ces noms sont compris sous la dénomination de substantifs. Le sujet d'une proposition est toujours un nom substantif. En quoi le substantif et l'adjectif diffèrent. Les adjectifs modifient , en déterminant le sujet, ou en le développant. Il n'y a , en général , que deux sortes d'accessoires et deux sortes d'adjectifs. Les accessoires peuvent s'exprimer* par un substantif précédé d'une préposition. Différentes manières dont le sujet d'une proposition peut être exprimé. Différentes manières dont on exprime l'attribut d'une proposition, lorsque cet attribut est un substantif. Le substantif qui est attribut ne
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aurait être un terme moins général que le substantif qui est -ujet. Différentes manières d'exprimer l'attribut d'une proposition , lorsque cet attribut est un adjectif.
Chap. XIII. — Continuation de la même matière ou analise du verbe. Page 44 5-
' Le propre du verbe est d'exprimer la coexistence de l'attribut avec le sujet. Les élémens du discours se réduisent à quatre espèces de mots. Verbes adjectifs. Verbes substantifs» Il ne faut pas confondre le verbe substantif avec le verbe être pris dans le sens ^exister. Les verbes expriment avec différens rapports. Le rapport du verbe à l'objet est marqué par la place. Les autres rapports se marquent par des prépositions. Les ellipses sont fréquentes dans toutes les langues. De tous les accessoires du verbe , les uns appartiennent au verbe substantif être^ les autres appartiennent plus particulièrement aux adjectifs dont on a fait des verbes. Le discours réduit à ses vrais élémens.
Chap. xiv. — De quelques expressions qu'on a mises parmi les élémens du discours , et qui, simples en apparence , sont, dans le vrai, des expressions composées équivalentes à plusieurs élémens. Page 4^3.
Mots qui ne doivent pas être mis parmi les élémens du discours. L'adverbe. Le pronom. La conjonction.