CHAPITRE IX
De la poulie.
Une poulie est une petite roue fixée dans une chappe, et mobile autour d'une cheville qui passe par son centre.
Si aux deux bouts d'une corde qui passe par le diamètre
^ * * d'une poulie est
dessus cette poulie, sont suspendus deux poids "îl^rigtig. égaux, il y aura équilibre. Car il est évident que ces poids n'agissent que sur l'extrémité du diamètre. Vous pouvez donc n'avoir aucun égard ni à la partie supérieure ni à la partie inférieure de
q4 de l'art
la poulie, et vous rttprésenter ces poids comme suspendus au bras d'une balance, à une égale distance du centre de gravité ou du point de suspension. Vous devez par conséquent appliquer à cette poulie ce que nous avons dit de la balance. Pariemoyfcn Avaut arrêté un bout de la corde à un cro-
d'une suite de
r^e""uîs"ancë cHct, couduisous l'autre par dessous une poulie
soutient
grana poids, mobilc , ct taisons le passer par dessus une poulie fixe. Qu'ensuite un poids d'une livre soit suspendu au second bout de la corde , et un poids de deux à la poulie mobile, vous jugerez qu'il doit y avoir équilibre.
En effet cette poulie mobile est un levier où le poids est entre deux puissances ; car vous ne devez avoir égard qu'au diamètre ; et les deux cordes représentent les deux puissances a et b, qui soutiennent chacune la moitié de P, parce que ce poids est à une égale distance de l'une et de l'autre.
Puisque a soutient la moitié de /?, il soutient une livre. Il pèse donc comme une livre sur l'une des extrémités du diamètre de la poulie fixe : il est donc en équilibre avec le poids d'une livre qui agit sur l'autre extrémité du diamètre.
Avec cinq poulies, disposées comme dans la figure 2 1 , un poids d'une livre en soutiendrait un de seize.
Le poids de seize livres , suspendu à là poulie inférieure A, est à égale distance des deux puis-
sauces qui agissent aux deux extrémités du diamètre de cette poulie. Chacune de ces puissances soutient donc la moitié du poids ; a est donc égal à 8; il pèse donc comme 8, et le poids suspendu à la poulie B devient un poids de huit livres.
Nous observerons de même que ce poids de huit livres est à égale distance des denx puissances qui agissent aux deux extrémités du diamètre de la poulie B; et par conséquent nous jugerons que by qui en soutient la moitié , est égal à [\,
En répétant le même raisonnement, le poids suspendu à la poulie G sera de quatre livres , et la puissance c agira comme deux livres. Enfin le poids suspendu à la poulie D sera de deux livres , et la puissance d, qui agira comme une , sera en équilibre avec le poids e, que nous supposons d'une livre.
Avec une poulie de plus , un poids d'une livre en soutiendrait un de 3^; et vous comprenez qu'une même puissance soutiendra un poids plus grand , à proportion qu^on augmentera le nombre des poulies.