‹ Œuvres completes de Condillac, Volume 2Chapitre 12 sur 57 · SIXIÈME EXEMPLE · texte numérisé non relu

SIXIÈME EXEMPLE

Des monades.

Leibnitz n'a exposé son système que fort sommairement. Pour en avoir la clef il faut chercher dans plusi^irs de ses ouvrages s'il ne lui est rien

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DES STST^Ii£S. lOI

échappé qui soit propre à l'éclaircir. Quelquefois il paraît avoir dessein de s'envelopper , et craignant de choquer les opinions reçues, il se rapproche des façons de parler ordinaires, et fait entendre le contraire de ce qu'il veut dire. Peutêtre aussi que pour avoir traité les différentes parties de son système à diverses reprises, il a été contrain|; de varier son langage k mesure qu'il a développé ses idées. Selon lui, par exemple, le plein ne doit pas avoir plus de réalité que le vide ; ce n'est qu'un phénomène, une apparence; cependant à voir la manière dont il en parle on crcfirait que peu d'accord avec ses principes, il le prenne poyr quelque chose, de réel, • Quant à M. Wolf , le plus célèbre de ses disciples, outre qu'il n'en a pas adopté toutes les idées j il suit une méthode si abstraite et qui entraîne tant de longueurs, qu'il faut être bien curieux du système des monades pour avoir le courage de s'en instruire par la lecture des ses ouvrages ^ Pour moi, dans la vue de l'exposer avec toute la netteté que permet une matière qui n'en est pas toujours susceptible, je vais présenter par quelle suite d'idées j'imagine qu'il s'est formé dans la tête de Leibnitz. Pour abréger, je ferai, parler ce philosophe, mais je ne lui ferai rien

' Je ne prétend» parler que de ceux qu'il a écrits en la lin, car ce sont les seuls qui me soient connus.

roa TRAITÉ

dire qu'il n^ait diCy ou qu'il n'eut dit sHl eût luimême . entri^is d'expliqué sou Byuftème dans toute son étendue et sans détours. Voilà le sujet de la première partie de ce chapitre : dans la se-« eoiftle je coti^attrai Leibnitz^

DES SYSTEMES. Io3

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