‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 102 sur 975 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

KOLLER, assis à droite ; du inéine côté, des grands du royaume, des militaires, des employés du palais, des solli-

citi'urs, auec des p'titions d la main, attendant le réveil de Struensée, BERtiHEN.

KuLLKR, regardant à gauc'ie. Q.iL'lle solitude dans los ap- [lailomriils du fol! (Regardant à ilroite.) Et quelli; l'iiulc à la porti' ilu l'aviiril En vérité, si j'étais poète sallri pio, ce serait une belle place que la mienne! capitaine îles gardes dans un pal lis où un médecin est preniier ministre, ou une femme est roi, et où le roi n'est rien! Mais patience! [l're-

LAGNV, — tiuipriiuune du Yialat ctCij. — X" 3 .*

UERTItAND ET RATON.

nant un journal qui est mir la ia'ik à côté de lui.) QiMi (iii'iii dise l;i G;\z tte <\e 1 1 cour, qui trouve cc!tc combinaison a(lm\r.AAo. [Lisant bas.) Ah! iih ! (ti.-^oro un nouvol 'Jdit. {Lisant.) « CopcnliiV^ui', 1 i janviiT 1772. Non,, Clu-istian VII, « par 1,1 gnic^! (!(^ Dieu roi do nanc;narlv rt du Norvo^'i', « avoi;s coufio par Us iiri'seulis à Soi) E\C('llpuro le comlc « de Slrucnsi'i', proniiur uiiiii.-;;rt' et président du conseil, lo « S-Vau do l'Étal, oi'donnaid ((lie Ions les a -tes éniaiir s de « lui soiculva!ah|i s et exécutoires ilans tou: le l'oyaumesur « sa seule signutuiv, même (|uand li nôtre no s'y troave- « i-aitpas! » Je coiieuis ulo^sles noviveaUK lioniniages qui ce malin ciitoureul U favori : le vo^lù roi de ll.iiieniirk; l'autre a tout à lait alidiquo ; car, non roulent d'enlever à «on soiWerain son «uturité', son pouvoii-, sa couronne, Strnensco ose cnroro.,. Allons, l'usurpliiin est coaqllèt(^ [Entre Bcrghcr^.) Ah! c'est vous, mon cher Her^hen.

BEi;r.«KN. Oui, colonel. Vous voyez quelle fonle d ais l'aulichanilrc !

K LLER. llssUouknl le réveil dn maîtie.

DKf.cHEN. Qui (lu ma!iu jusqu'au soir est a -catilé de visites.

KOLLEii C'est \\'0\} juste ! il en a tanl l'.dt autrefois, quand il était médecin, qu'ji faut bieri qu'(^n lui en rende à pré-ont qu'il est ministre. Vous avez lu la Gazelle de ce matin?

bEHCiiEN. Ne m'en parlez pas. Tout le mande en est révul c; ç'e t une horreur, une infamie.

UN uiJissiE)!, sortant d» l'upiuirtement à droite. Son Eve; 1lenee le lîom'e Slruensée e.<t visihle.

bEr.ciiE.N, à KoUer. l'ardoul (/( s'élance vivement avec la foui , et entre dans l'apixirtement à droite.)

KOLLEii, El Un aussi! il vu Solliciter! Voilà les yens ([ui ohliennent lûules les places, landis que nous antres nous avons beau lanis mellre sur 1rs rangs; aussi, morbleu ! plutôt mourir que de rien leur devoir! je suis ti'op lier pour cela. On m'a refusé ((ualre fois, ù moi, le colonel Koller, ce grade de général qui; je mérite, je puis le dire, car vola dix ans ip.ie je le demande; mais ils s'en repentiront, ils apprendront il me conniitre, et ces services qu'ils n'ont p as voulu acheter, je les vendrai à d'anti'es. (Regardant au fond du théâtre.) C'est la reinc-mére, M. rie-Julie; r.ine douairière, à sou àgc, c'est de banne hcurj, c'est terrible, et plus que moi encore elle a raison de leur en vouloir.

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