SCÈNE IV
CIiniSTIXE, LA REINE, KOLLER.
LA REINE, 4 qiii ICotter a approché un fauteuil à droite. Eli Lien! Mademoiselle, parlez. Vous venez...
ciiuisriNE. Delà part de la reine...
Lv uEiNE. De .Matliilde!.. [S-. tuurnant vers Kuller ) Qui déjà, sans doule, dans sa venj^eaiice...
ciiiusiiNE. Voiis invite ù vouloir Lien lioiimvr (!■; voIre pré-;ence le bd ([u'elle donne diMiiain soir eu sin pdais.
LA REINE, eliinnèe. Moi !.. (Churluint à se rem tire.) Ali!., il ) a demain à la cour... un Lai...
r.iiiusriNE. Qui sera miguiliiine.
LA HEINE, Sans do'ite pour célébrer ausji son iiounciu ti'i(nii;ilie... El elle ui'inviL^ày assister!
ciiRisiiNE. Qui; léiioudrai-je, Madame?
LA REINE. QHii' je refn>e !
CHHisTLNE. Et piiur quelle raison?
LA RELXE, se levant. Eli mais, ai-je besoin de vous le dire? Quieiiiupie se respecte et n'a pas encore renoncéà .sa propre estime peiil-d approuver par sa présence le scandile decei l'éles, l'oubli de tous les devoirs, le mépris de tontes les bienséances?.. Ml place n'est pis où président .Matliildi: et Slruensée, ni la vôtre non [dus, .Midemoisclle,tt vous vous eu seriez aperçue déjà, si, en vous laissant, dans l'intérêt de son ambition, comme demoiseLe d'honneur daiii une liiieille cour, .M. di! l'.dkensLield , votre père, n; vous avait ordonné sans doule de baisser les yeuv et di ne rien voir.
ciiiiisTiNii. J'ignore, M idauie, qui peut motiver la sévérité c( la rigueur diiut parail s"aiui;r Votre .Mijcsté.Je n'entrerai point dans une diiciissiou à laquelle nio;l àje et ma position me rendeiil élrangviv. Sjuiiiise à mes devoirs, j'obéis à mon père, je re-ipecte nusoiiveraiiie, je n'accuse personne,
et si l'on m'accuse, je laissiu'ai àmi sjulecaiidiiite, le soin de me détendre! (Faisant la révérence.) l'arjiiii, Midame.
L\ REINE. Eli quoi : me (piilterdéj'i pour couiir aiprés de voire reine,..
CHRISTINE. Non, Ma lame; mais d'autres soins...
n r.riNE. C'est juste... je l'oubliais; je sais qu'il y a aujourd'hui aussi une fête chez votre père; il y en a partout. Lu srand dîner, jc crois, où doivent assister tons les ministres?
cimisTiNE. Oui, Madame.
KOLLER. Dîner politique!
\.\ REINE. Qui aaussi nu autre lut, vos fnnçailL's...
eiiaisiiNE, troublée, 0 ciel !
LA REINE. Avec Fi'édéiic de G B.her que nom venons do Voir, le neveu du ministre de la marine. Kst-ce que vous l'ignoriez ? Esî-ce que je voms l'a;i|u\;nds?
camsTiNE. Oui, Madame.
LA REINE. Je suis désolée... car c:tle uouvele a vraiment l'air de vous contrarier.
CHRISTINE. Eu anc.me l'.iç m, Madame; mo i devoir et mou pins ardent désir seront toujours d'obiïr à niiin p n; (/;'//(■ fait la révérence et sort.)