A liEiNi;. Qu'importent les moyens, si l'on arrive au but
iiA.NTZAC. Jlais vous n'y arriverez pas! On ne verra là dedans que les projets d'une vengeance on d'une ambition particulière, lit qu'importe à la nndtitude que vous vous vensiez de l.i reine Malhdde, votre rivale, et que, par suite de cette discussion de famille, M. Kull' i- nbfiemie une belle place? ipi'est-ce que c'est qu'uni' intrigue de cour, à laquelle le peupli' ne prend piiiiit (le part? il Tint, pnuf qu'un pareil luunvLinenl soit diir.dile, qu'il soit prépare on fait par lui ; et pour cela il faut que ses intérêts soient en jeu... qu'un le lui persuade dn moins ! Alors il se lèvera, alurs vous n'aurez qu'à le laisser faire ; il ira plus loin que vous ne voudrez. Mais quand on n'a pas pour soi l'opinion publique, c'est-àiliie la n ition... on peut susciter des trouble-, des conqdots, un peut faii'e des révoltes, mais mm pas des ri'volntiims !.. c'est ce qui vous arrivei'a.
LA REiNK. Eh bien! quand il sciait vrai... (piand mou triomphe ne devrait durer qu'un jour, je me serai vengée dn moins do tons mes ennemis!
RAMZAC, souriant. En vérité! Eh bien! voilà encore qui vous enqiêcheia de réussir. Vous y mettez de la (passion, du ressentiment... Quand on conspire, il ne faut pas de haine, ee'a ôte le sing-froid. Il ne faut détester personne, car l'ei;nemi de la veille peut être l'ami du lendemain... et puis, si vous daignez en croire les conseils de ma vieille expérience, le gj-and art est de ne se livrer à personne, de n'avoir que soi pour complice; et moi qui vous parle, moi qui déteste les conspirations, et qui par conséipienl ne conspirerai pas... si cela in'arrivait jamais, fût-ce pour vous et en votre laveiu'... je déclare ici à Votre Majoté qu'elle-même n'en saurait rien et ne s'en douterait pas.
LA REl^E. Que voulez-vous dire?
RAMZAu. Voici du monde!..