‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 123 sur 975 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

CHRISTINE, GCELHER, KOLLER.

CHRISTINE. Parlez, colonel; qu'y a-t-il?

KOLLER. Que l'insurrection que l'on croyait apaisée recommence avec plus de force que jamiis.

CHRISTINE, a Gœlher. Vous le voyez... {A Koller.) Et co;nment cela?

KOLLER. On accuse la cour, qui avait promis la liberté do BmkensLiff, de l'avoir fait disparaître pour s'exempter de lenir cette promesse.

GOELHER. Eh ! unis ce ne serait pis déjà si maladriiit !

CHRISTINE. Y pensez-vous? [Elh court à la croisse, qu'elle ouvre, et regarde , ainsi que Gœlher.)

KOLLER, à part, et seul sur le devant. En attendant, nous en avons profilé p lur soulever le peuple. Hcrmui et Christian, mes deux émissaires, se sont ch u"^é-< de ce s lin, et j'espère i|ue la reine-mère sera contente. Nous voila sûrs de réussir sans que ce maudit comîe de Ranizati y soit pour rien.

BERTRAND KT RATON

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M^IHHE, jUiiTat.l. Mon Itls, iiicii laiiMo cufaul. — Aclc 4, scène 2.

CHRISTINE, regardant à la fenêlr. . Vnviz, voyez là-bas ! la fouk' se ^Tossit et s'augmente, ils e;itourenl le palaiS, ilonl mi vient de fermer les portes... Ah! cela nie fait peur! [Elle referme ta fenêtre.)

GuciiitR. C'est-à-dii'c que c'est inouï... Kt vous, coloml, vous restez là?

KOLLER. Je viens prendre les ordres du conseil, i\w ui'.i fait ap|.>.Kr, et j'attends.

coELHr.rt. M lis c'cjt qu'ou devrait se hâter... La reine et toutes Cl s d.unes vont èlre efl'r.ijées, j'en suis cerla-n... it l'on ii'j |ieu!-e à rieu... on devrait prendre des mesures.

cilRlsil.Mi. Kl lesc|uelle.^?

GOELiiER, iroubi:. Lesquelles?.. 11 doit y eu avoir... il est inqmssible qu'il n'y en ail p.is!

CHRISTINE. .Mais enliii, vous. Monsieur, que l'eriez-vous?

liotLHEK, pi'rdant la télc. .Moi!.. Écout z donc... vous uie deui ludez là à l'impriniste... Je ne sais pas.

CHuisii.NE. .Mais Vous disiez tout à l'heure...

GOELHER. Certainement... si j'élais ministre... mais je; ue le suis pas... je ne le suis pas encore... cela ne me r.gaid ■ pas ; et 11 est inconcevable que les gens qui sont à la tcle di's alfaires, des gens qui devraient gouverner... Que diable!

dans ce cas-là, on ne s'en, mêle pa^... Vodà mon avis... c'est le seul, et si j'élais de la reine, je leur apprjudrais...

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