‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 126 sur 975 · EL11EB. .Mors Cl la devient Ires-delicat · texte numérisé non relu

EL11EB. .Mors Cl la devient Ires-delicat

RANiz\F. Sans duiile. [.\fontrant la li-ite.) Il y a là dos gens de distinction, des gen-; de nai>saiice... Les condamnenz-vous de coidiance et sur parole? parce qu'il a plu à .M.\I. Ilerinaii et Christian de faire une cimlidcuce à .M. Knller... confidence, du reste, fort bien placée... .Mais eiilin, et niniisienr le baron , qui connaît les lois, vous dira comme moi, que là (Avec intention.) où il n'y apointcommenceuii'Ul d'exécution, il n'y a p;LS do coupables.

r.oELinai. l.rcstjusîe!

FALKENSKIELD, sc léve vioenimt, Rantzau en fait autant. Eh bien!., lais-onsleur exécuter leur complot... Que rien ne transpire, colonel, de l'aveu que vuus venez de nous faire; que rien no soit chingi> à ce repis, qu'il ait toujours lien; que des soldats soient cachés dans l'hôlel, dont les portes resteront ouvertes...

RAMTZAU, (ipart. Et allons donc!., on a bien iti la peine à lui faire arrivei' une idée. .,■.,;„:,

FALKENSKIELD. Et des qu'uu dci conjurés se présentera, qu'on le laisse entrer, et qu'un iu^lant qii es l'on s'en empaio. Sa présence chez moi à une pareille heure, les armes dont il sera muni, siront, j'espère, des preuves irrécus,.ibles.

RANTZAU. A la bonne heure ;

coELiiER, aiH'c /inesse. Je comprends voire idée... mais maiiileiiaut que nous les tenons, si par malheur ils ne venaient pas?..

iiANTZAU. Cà'St qu'on aura trompé le colonel ; c'est qu'il n'y avait ni conjuration, ni conjurés.

FALKENKSiELD, haussant les épaules. Lai.ssez donc' (// va à la talÀe à yauch:- , et écrit pendant (pu IColler remmte le théâtre, et se tient au milieu, un peu au fond.)

RANTZ\u, à part. Et il n'y en aura pas; faisons prévenir la reiuc-mi re qu'ils aient à rester chez eux. Eir'ore une conspiration tombée dans l'eau ! (li^jardant Koller.) C'est lui qui les trahit, et c'est moi qui les sauve! (Haut.) Adieu, .Messieurs, je retourne près de Struenscc.

FALKENSKIELD, (pli pendant ce temps s'est assis à la table, et écrit un ordre. A Gœlher. Cet ordre au gouverneur... (.-1 Rantzau.) Vous nous revenez... je l'espère ?

RANTZAi. Je le crois bien; je ne peux plus maintenant dieer ailleurs que chez vous, j'y suis engage d'Iionii ur; je vais seulement rendre compte à son excellence de la belle condiiile du colonel Koller; car enfin, si ces braves gens-là ne sont pas arrêtes, c; n'est pas si faute... il aura fiit tont ce qu'il fallait poar cela, et on lui doit une récom|iens'.

FALKENSKIELD. Qu'il aura.

R.vNiZAU, firyt'c intention. S'il y a une justice sur terre... je m'en chargerais plutôt.

KOLLER, s' inclinant. Monsieur le comte, quels renierciineiits...

RANTZAU, avec mépris. Oui, x'ous m'en devriez peut-être, mais je vous o i dis;)ense. [Il sort.)

BERTRAND ET RATON

KOi.i.Eii, à part, redesceiitintil le lltrdlrc. Mamlit liomiiic! (in n(> siit jamais s'il est pour ou coiilre vous. {Saluant.) Messieurs...

coEi.iiKR. Je vous suis, colom^l. {,1 Falkenskield.) Cet ordre ,ui gouverneur, et je cours raconter à lu reine ce que nous avon.s décide et ce que nous avons fait. {It sort avec Kollcr par ht porte ihi fond.)

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