SCÈNE V
KOLLER, GtELIIER, FALKENSKIELD , aANTZAU.
FALKENSKIELD , à Gœlhev (pli veut se retirer. Ueslc^z, mon (■lier; cnmmo pecrctainulu conseil, vous avez droil il'a-sistcr i\ celti' f-é.mri'i
RA>TZAi', grarement. Où vos taleuls et votre exiiéricnce nous seroul d'un granil Fceours... (.1 part et rcyardani lûillci.) Noire lioini\ie a l'air cmliarr.\ssé; en tout ras, veillons sur lui, et làclions qu'il se iire île là ?ans eumpromeltre ni 11 reine nii'ie, ni des amis qe.i plus lard peuvr-nt servir. J'uulant cet aparté, Ga-lhcr et FallKCiiskiilil ont pris des ihaises et se .tont assis à droite du théâlie.)
FALKENSKIELD. PavIcz , coioiiel... doiinez-noos t(UiJo!irs les r' n-(i,;nemeu1s (jui Sont cil votre pouvoir, et que; plus tar.l nous c inuiiu 11 iquercns au conseil, {tîoller est debout cnjaurhe, puisGtvlheri Ftdkcnskiild (I Itanlzan sont assis à droite.)
Koi.LER, cherchant ses phrases. Depius lougleuips, Messieurs, je soupçonnais contre ta i-eiueMalliildeclles membros de la réi,'enco un loniplotque pUnicurs indices me fiiis.iieil! pres>en(ir, mais dont je ne pouvais olitonir aucune preuve 'éeile. Pour y |)arveuii', j'ai làclié de gagner la conliauce de (pieli|ucs-uns di s prin.-i|iau\ diefs ; je me suis plaint, j'ai (ait le mécontent, je leur ai laissé voir que Je n'étais p.is éloigné de con-pirer; ji' leur ai même propo.çé de le faire...
.<;oi;i.ni:R. C'est ce (|ni s'appelle de l'adresse...
UANTZAi', froideminl. Oui, ça peut s'appeler comme i cla... si on vent!
KoLLF.ii, « Fallcenskield. M i rose a olili nu le suc:és que je désir.iis, carceniaiin ou est venu nie propecr d'eiilrer dans nu Complot qui aura lieu ce soir même... peu la it le dîner .pio vous devez donner aux ministres, vos collègue-.
coEi.iiER. Voyez-vous cela!..
KOU.EH. Les conjurés doivent s'introduire dans l'hôtel sous divers dégnisenients, et, pénétrant dans la salle à m ing<'r, s'emparer de tout ce qu'iU y trouveront.
FALKENSKIELD. Est-il pOSsilde?
r.oELiiEii. Même de ceux qui ne sont pas ministres?., quelle hiirieur!.. (.1 Uantzau.) Et vous ne frémissez point?..
RANTZAi", froidcinent. Pas encore. (.-1 Koller.) Éles-vous bii;n sur, colonel, de ce que vous dites là?
KOLLEn. J'en suis sur... c'est à dire je suis sur... qu'un nie l'a propiisé... et je m'empressais de vous en prévenir...
RAMZAU, clwrchant à l'aider. C'est liien... mais von^ ne conn.d^sez pas les gens qui vous ont l'ait celle proposition?
KOLLtii. Si vraiment... Ce sont Heniian et Cliristian, eeuvla iiièuie que l'on vient d'arrêter... et qui ne niau jnenmt pas lie s'en défendre... ou de m'aceuser... mais, p.ir boiitieur, j'ai làdes preuves; cette list- écrite... sous Iciir dictée.
FALKENSKIELD, /u/jrc/io»/ viueni'.iit. L\ liste des conjurés. [Il la parcourt .)
ïiANïzvu, avec compassion et à part. D'honnêtes conspir.iteurs sans doute... pauvres gens!.. Fiez-vous doue à des
lAchi>scommi' celui-là... ijni au premier danger vous livrent pour .se sauver !
FALKENSKIELD, lui renu'ttaHl la li.'ite. Tenez... Eli Lien ! qu'en dilcs-voiis?
DANTZAij. Je dis que je ne vol-; dans tout cc'l i rien encore de liiin positif. Tout le monde peut faire une liste da conjurés; cela ne |)iouve pas qu'il y ait conspiration! Il faut en outre un but; il faut nn chef.
FALKENSKIELD. Et ne voycz-vous pas que le chef... c'est la reine-mère, c'est Marie-Julie?
RANiZAii. Rien lie le démontre; et à moins que le colonel... {Appuyant.) n'ait des preuves... positives... personnelles...
kolleh. Non, Monseigneur.
UANTZAF, à ^or(. C'est bii'ii heureux!., voilà la première fois que eel inibéeile-là m'a compris!