SCÈNE X
Les précédents, L'HUISSIER.
l'iiiissier, s'adresnant à Raton, et lui présentant inc l'ttre sowi enirlupi)c. A monsieur R.ilon BurkeiislafF, de la pari de la rcirii'.
iiATON De la reine! c'est hicn heureux! (.1 l'Iiuisskr, qui se relire.) Merci, mon ami... Voilà enfin ce que j'attendais liûur agir.
MARTHE ET JEAN. Qu'cSt-CC doUC?
itATON. Silence ! Je no vous le disais p.i.s, je ne disais rien ; mais c'était convenu, concerté avec la reine; nous avions notre phn.
.MARTHE. C'est différent.
RATuN, Viiyoni un peu... d'ahord ce petit mol. {Usant, à part.) « Mon cher Raton, je vous confie, comme chef du « peuple, cet ordre du roi... » Du roi! est-il possible! « Vous le remetirez vous-même à son adresse.» Je n'v manquerai pas. « Après quoi, et sans entrer dans aucun détail « ni iTlaireissement, vous vous retirerez, vous sortirez du « palais, vous vous licndrez soigneusement caché. « Tout cela scrascrupuleu-enientexéL'uté. «Et demain, au point du « jitur, si vous voyez le pavillon rc)yal flotter sur les tours a de Christiaiiborg, parcourez la ville avec tou.s les amis « dont vous pourrez disposer en criant : Vive le roi ! » C'est dit. « Déchirez sur-le-champ ce billet. » (L", déchirant ) C'est fait.
.MARTHE ET JEA.N. Eli bicii ! qu'y a-t-il?
RAT N. Taisi z-vous, femme ! tai-ez-vous! les secrets d'État ne vou; rejar.leut pas; qu'il vous suffise d'apprendre que je .'^ais ce que j'ai à faire... Voyous un peu... (Prenant l" papier cacheté.) «A Raton de B.irkenstifr, pour remettre au « général Koller. »
.MARTHE. Koller !
R\TûN, cherchant. Qu'est-ce que c'est que ça? l.S'" rappelant.) .\h ! je le sais... un de; nô!r..'s dont la rein • m.us parlait c: matin... tu ne te rappelles pas?
MARTHE. Si vraiment!
RATON. Il l'aura bientôt, c'est convenu. Quant à nous, mes enfants, ce qui nous reste à evéculer, c'est de s irtir d'ici sans bruit, de nous tenir ca'^hés toute la soirée...
MARTHE. V penses-tu?
RATON. Silence donc! c'est dois notre p!a'i. (.1 Jean.) Toi, pendant la liuit, tu rassemblera; les m iti.'lois norvé'g-iensdont tu nous parlais tout à l'heure ; tu leur donner.is do l'or, beaucoup d'or; on me 'e rendra... en honneurs et en digniés... cl puis vous viendrez touî me troiivrr avant le point (lu jour, et alors...
MARTHE. Cela sauver.i-t-il mon fis?
R.vTON. Belle demande !.. Oui, femnT% oui, cela le s.uivera... et je serai consei.ler, et j'aurai nue b lie plie, et Jean aussi... une petite.
JE\N. Laquelle?
RATON. Je te ]ironiots quelque chose... Mais nous perlons là un t(Mups précieux, et j'ai lant d'affaires en tète! Qiand il fa it piMisjr à tout, par où commencer ? .-Vh ! c 'tt • Iftire à M. KVIei-, c'est p u' là d'ab ird qu'il faut .. Veni.'z, suivez-
moi. [Jean et Marthe vont pour sortir par la porte a qauche; Koller parait à la porte du fond; Raton s'arrête au milieu du théâtre.)