‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 146 sur 975 · JEAN, MARTHE, RATON, KOLLER · texte numérisé non relu

JEAN, MARTHE, RATON, KOLLER

hOLLEH, apercevant Raton. Que vois-je ! Que faites-vous ici? qui étcs-vous?

RATON. Que vous importe? je suis chez la reine, j'y suis par son ordre. Et voiis-mèm;, qui ôtes-vous, pour m'interroger?

KOLLER. Le colonel Koller.

HATo.N. Koller! quelle rencontre! Et moi, je suis Riloii de lîurkenstaft, chef du peuple.

KOLLER. Et vous osoz Venir on ce palais, quand l'ordre est donné de vous arrêter?

Marthe. 0 ciel !

n.^TON. Sois donc paisible! (.4 h'oUer, à demi-voix.) 36 sah qu'avec vo.is je n'ai rien à craindre, car nous sommes du même bord, nous nous entendons... vous êtes des nôtres.

Kor.LER, acec mépriii. Moi !

R\TO?i, à demi-i'oix. Et la preuve, c'est que voilà un papier que je suis chargé de vous remettre, et de la part du roi .

KOLLm, vivement. Du roi!., est-il possible!.. Qu'est-ce que cela .M,.;nili>'? (// ouure la lettre, qu'il parcourt.) 0 ciel ! un panMl ordre!..

RATON, la rcQardant et s'adre.Kant à sa femme et à Jean. Vous voyez déjà l'effet...

KOLLE'i. Christian !.. c'est bien s imain, c'est sa signature. . . Et vous m'expli(|uerez, Monsieur, comment il se fait...

n\jO}i, gravement. Je n'entrerai dans aucun détail ni éclaircissement : c'est l'ordre du roi; vous savez ce qui vous reste à faire... et moi aussi... je m'en vais.

MARTHE, le retenant. Eh ! mon Dieu ! qu'y a-t-il donc dans ce pqiie.r?

RATON. Ça ne te regarde pas, et tu ne peux le savoir. (.4 sa femme et à Jean.) Viens, femme, partons.

JEAN. J'aurai une place! j'espère bien qu'elle sera bonne... sins cela... Je vous suis, notre nnitre. (Raton, Marthe et Jean sortent par la petite porte à gauche.)

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