‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 177 sur 975 · I.1IÏNF.L, lui ouvrant les bras. C'est moi · texte numérisé non relu

I.1IÏNF.L, lui ouvrant les bras. C'est moi

ZAMBARO. Vous ! (S'arrélmit.) Un moment. Messieurs, j'ai le droit d'être déliant à mon tour. En i:|uitt;uit mon bord, j'y ai tiissé notre correspondance, qui pouvait me faire découvTir. Mais si vous èles Lionel , vous devez avoir une lettre de moi.

LIONEL, tirant son portefeuille. La voici.

ZAMBARO, le regardant. Il serait vrai! Oui, c'est bien elle, c'est mon écriture; je n'ai pas besoin d'en savoir davantage. Mon cher Lionel, mes dignes amis, je vous trouve enfin. (Us s'embrassent.)

BATii[L\iE, à part. Je n'en reviens pas! son audace m'épouvante.

ARTiiLiR, enehanté. Le baron de Courville! eh! que ne le disiez-vous tout de suite!

ZAMBARO, ri part. Il fallait le savoir.

LIONEL, avec joie. Me pardonnerez-voiis? (.4 Balhilde.) Àti! Madame, que d'excuses je vous dois!

ZAMBAR 1, leur serrant la main. Et moi donc qui me défiais de vous! C'est qu'il y a tant d'intrigants! il faut (irendre garde [A Arthur.) Vous , surtout, jeune homme, vous êtes d'une imprudence!.. Je parie que cette équipée, cet homme s:iuvé par le colonel, c'était vous.

ARTHUR. Oui, vraiment; j'allais vous chercher à votre

bord.

ZAMBAuo, inquiet. A mon bord? eh bien, on a dû vous dire...

ARTHUR. On ne m'a rien dit, je n'ai pas pu y arriver.

ZAMBARO, à part. C'est heureux !

LIONEL. Mais maintenant que nous vous tenons, mon ch(îv Courville, nous avons à parler de notre grande alTaire. (Il remonte le théâtre et regarde de tous eûtes si personne ne peut les entendre.)

ZAMBARO. C'est le plus pressé.

ARTHUR, ri mi-voix. Nous allons vous communiquer nos plans, l'état de nos forces.

ZAMBARO, de même. Oui; il est essentiel que je sache tout.

LIONEL, de même, venant auprès de Zambaro, et à sa gauche. Nos amis se réunissent ici ce soir; )ilusieurs d'entre eux sont déjà arrivés dans cette auberge ; mais, avant notre conférence, il est bon que vous vous entendiez avec eux, que vous leur soyez présenté.

ARTHUR. Je m'en charge.

ZAMBARO, gaiement. Présenté par vous ! ah ! c'est plus encore que je n'aurais osé espérer. (Bas, ri Bathilde.) A merveille, me voilà un des chefs de la conspiration. (.( Lionel.) Venez-vous, colonel"? [Il prend le bras d'.\rthur, et entre avec lui dans la chambre à gauche.)

LIONEL. Oui, oui, je vous suis.

Page 1