‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 191 sur 975 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

BATHILDE, elle est sortie de l'alcôve aux derniers mots de Zambaro; ZAMBARO.

BATiiiLPE, pcile et agitée. Me voici ; que me voulezvous?

ZAMBARO, se retournant. C'est toi ! et d'où sors tu donc ?

BATHir.DE, troublée. Je ne sais ; j'ai entendu votre voix, des menaces...

ZA.MBABo. Mon enfani, la chance a tourné, cela va mal pour moi ; mais le voilà, peu m'importe. Prends ces papiere, que je craignais (|u'on ne me ravît, et qui assun nt à jamais tnn sort. Toi, tu es libre, ces sentinelles te laisseront sortir. S'il est encore temps de me sjuver, cssaic-le, sinon, s'il faut mourir, je le fei'ai siiis regrets; car lu n'as plus besoin de moi.

BATUU.uE. Que dites-vous?

ZAMUAiiO. Que lu as maiulenaut des parents, un appui; que ces paiiiers que mou fi'ère m'adressait le feront reconnaître d'une illustre famille.

BATiin.DF,, avec joie. Il sei'ail vrai 1 Lionel! Lionel! je l'appelle en vain, il est parti; il va surprendre le gouverneur 1

ZAMBAKO, avet ejjroi. Que dis-tu?

BATHILDE, avec joie et eoxiltation. Oui, oui, c'est moi, moi (pii lui en ai doniHj les moyens. Grâce au mot d'ordre que je lui ai eonfié, il peut parvenir jusqu'à lui, et l'immoler.

ZAMBARO. L'immoler... qui? ton père!

iiATiui.Di;. Jlilord Gage!

ZAMBARO. Lui-mèuic.

BATHILDE, reculant d'effroi. Ah ! je devais donc trahir tout le monde; j'ai beau faire, le crime m'environne et j'y retombe toujours. Courons, courons, il est peut-être temps encore; courons sauver mon père, et mourir avec Lionel. [Elle s'élance vers la porte et disparait. Zambaro veut la suivre ; dcu.r factionnaires se présentent, et croisent leurs fusils pour lui fermer le passage.)

Page 1