‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 192 sur 975 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LORD GAGE, plusiecrs Officiers.

LORDGAr,E,paWa/!( aux officiers. Allez, qu'on exécute mes ordres, qu'on éveille le colonel Clinton, qu'il coure aux casernes, qu'il fasse mettre les soldats snus les armes. [Rappelant un officier.) Burgoyne. encore un mot. Si le peuple faisait mine de se joindre aux rebelles, ces trois officiers que nous venons de prendre les armes à la main. ,. vous entendez. . . sur-le-champ. , .

(Les officiers sortent. Lord Gage reste seul, en se promenant avec agitation, et tenant une lettre à la main.) Non, je n'éprouvai jamais rien de pareil; cette lettre, cette lettre fatale, mon émotion est telle, que j'ai eu à peine la force et le sang-froid de in'occu|)er des dangers dont elle vient de m'avertir. [Lisant.) « Mil(n'd, « une lille que vous avez longtemps pleurée, et qui m « méritait point vos regrets, n'ose en ce moment se « jeter aux pieds d'un père qui aurait le droit de h « repousser; mais elle vent, elle dnit le lU'i'veiiir des « dangersqui le menacent, et qu'elle vient d'apprendre. « Zandiaro est arrêté; le mot d'ordre, qui lui per- « mettait d'arriver prés de vous, est connu de vos en- « neniis, ([ni peuvent par ce moyen pénétrer jusqu'en « votre appartement. Je ne vous en dis pas davan- « tiige, mais tenez-vous sur vos gardes, et défendez « des jours sur lesquels désormais mon devoir est de; « veiller. » N'est-ce point un songe? est-ce bien de la main de Clara que me vient un pareil avis? L'unique objet de mes regrets, ma fille me serait n-ndue ! et dans quel moment !.. Qui vient là? Heniiet e!

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