SCÈNE X
LOUISE, CLÉRAMBEAU, HECTOR, EMNfERIC, M. DE SAINT-GERAiN.
LOUISE, au moment de la sorti'- d'Aline, se lève de la table, s'approche de Clérainbcau, et lui glisse dans la ■main la lettre qu'elle vient d'écrire. Lisez, Monsieur.
CLÉRAMBEAU. Ail! grand Dieu! (Louise s'éloigne de lui.)
HECTOR, s'en rapprochant vivement. Comment?
M. DE SAiNT-cEHAN, qui cst o l'extréme droite, se retournant en ce moment vers Clérambeau et Hector. Qu'ya-t-il?
CLÉRAMBEAU, troublé. Uuc Icltrc!..
M. DE SAINT-GERAN. Qui arrive donc à l'instant?
CLÉRAMBEAU, troublé, et montrant Hector qui est près de lui. Oui... oui... c'est Ballandard qui vient de l'apporter.
HECTOR, à part. Encore moi!..
M. DE SAINT-GERAN, s'avunçant. Une lettre d'elle... Voyons?
HiXTOR, qui est entre eux deux, et étendant la main. J'ai onhv de ne la laisser voir qu'à Monsieur...
CLÉRAMBEAU. C'cst Vrai!..
M. DE SAINT-GERAN. AlorS... liSCZ-nOUS doUC?
LOUISE, avec dignité. Oui, Monsieur, lisez... lisez tout haut.
CLÉRAMBEAU, lisant, avcc émotion. « Je vous sup- « plie. Monsieur, de donner votre fdle en mariage à « M. Emineric d'Albret, car entre lui et moi tout est « linl ù jamais, je vous le jure, et si vous pouviez en « douter, cette lettre d'où dépendent mon bonheur et « ma vie, vous est un sur garant de ma parole... » Et c'est signé...
HECTOR ET EMMERIC. Est-il pOSSible?..
CLÉRAMBEAU. SigllO CW tOUtCS IcttrCS.
M. DE SAINT-GERAN, passant prés de Clérambeau et d'un air d'approbation. Eh bien!., cette femme-là... maign; tous ses torts...
CLÉRAMBEAU, s'f))yjrMSfl/i( de l'interrompre. N'est-ce pas? (Avec chaleur, et frappant sur la lettre qu'il vient de reployer.) C'est bien !.. c'est très-bien !..