‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 335 sur 975 · SCÈNE vn · texte numérisé non relu

SCÈNE vn

Les PRÉcÉDEMS, iMONTKICHARD, une lettre à la main, sortant de la chambre où il vient d'entrer ;L\iO'S\E.

MONTRicHARD. Mcrci, Mademoiselle. Voici, grâce à vous, mon courrier terminé.

LA COMTESSE, a part. Oh ! si je pouvais le faire sortir maintenant !

jiOMRicHARD, s'approchont de la comtesse. Pardounez-moi m;» victoire, .Madame...

LA COMTESSE. Ni votrc victoire, monsieur le baron, ni votre manière de vaincre !.. Ah ! est-ce là le prix que je devais attendre du service que je vous ai rendu?

Mo:(TRiCHARD, Le devoir passe avant la i-econnaissauce, .Madame.

LA COMTESSE. Votre devoir vous eomraandait-il d'einploycr la ruse, la trahison?..

MONTRicHARi). Madame!..

LA COMTESSE. Jc le répète... la trahison !.. Vous aurez soudoyé quelque conscience, acheté quelqu'un de mes gens... osez le nier!.. M;iis, j'y pense'., oui... [licijardant Henri.) Vos regards d'intelligence avec ce garçon... les entretiens mystérieux que v<jus aviez ensemble!., c'est lui ! [Se tournant vers Henri.) Ah '. misérable serviteur... c'est donc vous qui m'avez trahie?..

HENRI. Moi, Madame?..

LA COMTESSE. Oui, vous!.. je le voisà votre trouble... à l'embarras du baron... Je vous renvoie, je vous chasse, sortez ! [D'un air sévère, et étouffant un sourire.) Sortez! !

MONTRICHARD- Mais...

LA COMTESSE. 11 ue restCTa pas une minute de plus à mon service.

MOXTRicHARD. Et luoi, je le prends au mien ! LA COMTESSE. Vous lie le ferez pas, Monsieur! MONTRicHARD. Si Vraiment^ madauT' la comtesse...

(A Henri.) Allons, mon garçon, à cheval, et au galop jusqu'à Saint-Audédl!

LÉOME. Ciel !

MONTRICHARD, lui remettant une lettre. Cette lettre est pour M. le maréchal commandant la division.

HENRI. Mais, monsieur le préfet, je n'ai pas de cheval.

MONTRICHARD. Prends le mien.

HENRI. Mais, monsieur le préfet, tes soldats ne me laisseront pas passer.

MONTRICHARD. Je vais en donner l'ordre.

HENRI, bas. à la comtesse, pendant que M. de Montrichard remonte vers la porte pour donner aux dragons l'ordre de laisser sortir Henri. Je vous dois ma vie, disposez-en !

MONTRICHARD, fi Henri. Allons, allons, pars.

HENRI. Dans une heure, monsieur le préfet, je serai à mon poste. (// .sort. — Montrichard remonte le théâtre avec Henri, en lui donnant ses dernières recommandations.)

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