SCÈNE VHL Les PRÉCÉDENTS, excepté HENRI
MONTRICHARD, aux drogous du fond. Et, vous autres, amenez le prisonnier.
LA COMTESSE, à part. C'est trop tôt. (Haut.) Monsieur le baron, di; grâce...
MONTRICHARD. Je uc suis, VOUS le savez, ni cruel, ni ami des condamnations, et si l'on m'eût écouté, on eut accordé l'amnistie que je demandais.
LA COMTESSE. Jc le sais. Eh bien?
MONTRICHARD. Eh bicu , Ce jeune homme m'intéresse!., il est votre ami, et je veux tenter de le sauver.
LÉONiE. Ue le sauver?
LA COMTESSE. Couimcut ccla?..
MONTRICHARD. Cela dépendra de lui... je vais lui parler.
LA COMTESSE, avcc embarras. Si vous attendiez?., une heure?., une demi-heure... pour le laisser se remettre d'un premier moment de trouble?
MONFRiCHARD. Soyez trauquillc .. dans un instant nous serons d'accord, je l'espère, et avant dix minutes... je saurai sans doute de lui... tout ce que j'ai besoin de savoir...
LÉONIE, à part. Dix minutes, c'est à peine s'il sera parti !
MONTRICHARD, voijant entrer de Grignon avec le dragon. Il va venir; veuillez. Mesdames, vous éloigner.
LA COMTESSE. Uu ujoment cucorc.
MONTRICHARD, Sévèrement. C'est mou devoir, comtesse...
LA COMTESSE, s'éloiguant avec Léonie. Oh ! mon Dieu, que faire?
LÉONIE. Que craignez-vous donc, ma tante?
LA COMTESSE. Si M. de Crignon faiblit...
LÉONIE. N'a-t-il pas dn courage?
LA COMTESSE. Uii couragc qui n'a pas de patience et qui ne dure pas longtemps. (Elles sortent par la porte à droite. — Le dragon s'éloigne après avoir remis un papier à Montrichard ; la comtesse et Léonie sortent en faisant des gestes à de &rignon.)