‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 352 sur 975 · SCÈNE BOUFFE · texte numérisé non relu

SCÈNE BOUFFE

{litlouard prend alleninliicment la voix de femme et celle de basse.)

[En voix de femme.) Amor, Amor Faccia, facria, facria presto Clio rivinga il mio AltV.ildei ( Voix de basse.) Amor, .\mcir Cho qiifsld fiiocd Iiiriamina ruiire si t'nîdili\

{S'adressant à l'interloe.uteur.) Ca|iili! vui, iu biiou francose.

Que ça veut dire :

Qu'elle u'csl pas fort à son aise.

( Viiix de femme ) Même sur ce bùi'jiur lui couser\arit ma foi, Je brillerai pour lui.

{Voix de busse.)

Til hnlleias pour mol?

(Koi.r de femme.) Je brûlerai.

{Voix de basse.) Tubrùler.is?

( Voix de femmt.) - —

Je brillerai.

Voix de bassB.) Tu brûleras?

( y'oix de femme ) Pour lui.

[Voix de basse.) Pour moi?

BMU rriulel'.

{Voix de femme ) Tiran barbu'.

{L'orcliestre jnue faux )

Alii, abi!.. {S'adressant au ch'f d'orchestre.) Comment ! mon ami, tu laisses faire do telles hriorhes à ton orchestre! Voyons, donne-moi le ton, recomnieiiçon-; cela.

Gara, rara, ira, la, la, la.

La flûte... molto suave.

Caressez ce passage-lâ;

{La clarinette.) Comme un ange, nous y voilà.

Le basson, noble, grave,

Violini... délaohez, S.accadez... più moderato.

Piano... pianissimo,

En mourant... smorzamlo. .

Evanouissez-vous sur vos instruments.

A présent, crescendo.

Presto, prestissimo, Fortissimo, riliforiando.

Ah! bravo, bravissimo!

Vous avez rom|iris mon génie, Quelle t'iircel quelle li,irnionie!

Oui, Rossini, je le parie.

Voudrait avoir l'ait rc m'rceau.

Bemoliui, bravo! bravo!

On ne peut rien voir de plus b'au.

(-■1 Raymond.) Dé,sespéré de ne poovuir rester plus longtemps avec vous ; au revoir, mon cher ami; restez donc. (Il sort.)

L'ARTI^^Tg.

BAYMOND. P er'ei la peint de »piis as=co'r, — ScSne 12,

'•"■^"'^■'"'■, SCÈNE vn:"^"^f,'f„no

'"RX^MOND, puis ÉMILIË,;*f'f "" ^ .

nvïMOXD. Dieux ! i^iièlle voix! et quels jpii'océdés! ma fille! ma fille! ■ ' •" •'-'!." i •!'-'!■•'•*

liMiLiE. Eh bien, que voulez-Vôus?-»'»- •'■ 'f oy >!

HATMOND. Donne-moi la clé de môft'piano; bbn, la voilà. {Ouvrant le piano.)

Émut. Que voulez-vous faire?

RAYMOND, Ce que j© veux faire! du Rossini, première qualité. ■'' , 1^ ! iyuctiiiH.o in stii li6l ara lop

Aiu de ?a ïp'jrefé/ou i^u'wn'pôèW.

En rausituie, Je m'en pique, Je ne suis point fiinatinuê.

Rossini, c'est l'iiomme unique, MUiW \i\ Av"^^ '^'™ (l'iuijourdlini, ' ^ C'est lui.

Piidsiello, dans son art, - w:i(i . 1 rQ'^Jilps, vaut bjençiu'on. le cite. Haydn a du méri^if^.

Et j'oslime ass.'Z Mozart ; ,„„„„„ ,

Mais qu'on Mait dans l'enfan'ct;,"' ''<>M°]'i ^ Et quelle pitié, lion Di.inJn ' i"- smOlOn »nilf«l Loi'squ'on admirait eu France .

GiOtry, Berlon, BoyeldièitlM*'^ .,,,,.,,.,, .^^ ;, En musique, . | .la .ii,9fnvj,'i .ai.ilKi

■■"-) -^e ne'sJll^^riin^tf^iie"' -^"'^ f^"-"

Rossini, c'est l'honmie iinîfjié;" •■•"'OM nom ' IniiOobS .;i.e dieu d'aujourd'hui,- ; itihbufj JurKk

iirVP.iitjlT ■ C'est lui. • •

ÉMiWEiiEh. mou Dieu! que vous a-t-il donc fait? RAYMOND. Ce qu'il m'a fait! attends donc, je crois que c'est dans son genre. (Il clmiUe en s'accoinpagnani .) Troppo languir ,:;,, J.ri-.)-. ri il ; uv Per una bella, siviy vioq ?rfii-)sl

Mi fa morir.

Tra, la, la, la,,;,, ^,jom ,<i ., ÉMU.iE, à pari. En yé;-)^é^J9 fi?ffl§,flH8J3%9''.,P^'''^ <^^' devenu fou. >,, .(;.( ub tis (i irp ifiï la» li'ë

tUYl^D.

Troppo iaij:uir,i ^„^,^^, nu'i ,iuO (// se meta ér'-ire et parle en même temps.)

MTxriiqiiil — .YZ3*.I

LAHTISTI-:.

nti.iil lie (.■aime,

A propo?, tu ne sais pas ton monsieur Edoiiavd, ce jeune liomme si liclic... (& mettaitt à t:liajittr .)

Ti'oppo l.iuguii'.

EMILIE, vivemeiU. Eh hien, mon père, M. Edou.ird .'

RAïMOsn. Aussi tu m'interromps ; lu me fais perdre mon molit... un thème magiiitiqiie.

EMILIE Quedisiez-voustoiitùl'heuredeM. Edouard?

RAYMOND. Je (hs iiu'il y fil a lant iiui s'enrichissent, qu'il n'est pas élonnant que d'autres se ruinent.

EMILIE. M. Edouard ruiné! cela n'est pas pnSsihle.

RAYMOND. Non. uu banquier, cela ne s'est jamais vu ; il n oserait pas ; le voilà réduit à donner des leçons pour vivre.

.^iR : Un motif plus puissant, ji' pense. C' revenu pourra hion lui sciffirc.

S'il est vrai iin'il ait flu t.ilrnt.

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