SCÈNE BOUFFE
{litlouard prend alleninliicment la voix de femme et celle de basse.)
[En voix de femme.) Amor, Amor Faccia, facria, facria presto Clio rivinga il mio AltV.ildei ( Voix de basse.) Amor, .\mcir Cho qiifsld fiiocd Iiiriamina ruiire si t'nîdili\
{S'adressant à l'interloe.uteur.) Ca|iili! vui, iu biiou francose.
Que ça veut dire :
Qu'elle u'csl pas fort à son aise.
( Viiix de femme ) Même sur ce bùi'jiur lui couser\arit ma foi, Je brillerai pour lui.
{Voix de busse.)
Til hnlleias pour mol?
(Koi.r de femme.) Je brûlerai.
{Voix de basse.) Tubrùler.is?
( Voix de femmt.) - —
Je brillerai.
Voix de bassB.) Tu brûleras?
( y'oix de femme ) Pour lui.
[Voix de basse.) Pour moi?
BMU rriulel'.
{Voix de femme ) Tiran barbu'.
{L'orcliestre jnue faux )
Alii, abi!.. {S'adressant au ch'f d'orchestre.) Comment ! mon ami, tu laisses faire do telles hriorhes à ton orchestre! Voyons, donne-moi le ton, recomnieiiçon-; cela.
Gara, rara, ira, la, la, la.
La flûte... molto suave.
Caressez ce passage-lâ;
{La clarinette.) Comme un ange, nous y voilà.
Le basson, noble, grave,
Violini... délaohez, S.accadez... più moderato.
Piano... pianissimo,
En mourant... smorzamlo. .
Evanouissez-vous sur vos instruments.
A présent, crescendo.
Presto, prestissimo, Fortissimo, riliforiando.
Ah! bravo, bravissimo!
Vous avez rom|iris mon génie, Quelle t'iircel quelle li,irnionie!
Oui, Rossini, je le parie.
Voudrait avoir l'ait rc m'rceau.
Bemoliui, bravo! bravo!
On ne peut rien voir de plus b'au.
(-■1 Raymond.) Dé,sespéré de ne poovuir rester plus longtemps avec vous ; au revoir, mon cher ami; restez donc. (Il sort.)
L'ARTI^^Tg.
BAYMOND. P er'ei la peint de »piis as=co'r, — ScSne 12,
'•"■^"'^■'"'■, SCÈNE vn:"^"^f,'f„no
'"RX^MOND, puis ÉMILIË,;*f'f "" ^ .
nvïMOXD. Dieux ! i^iièlle voix! et quels jpii'océdés! ma fille! ma fille! ■ ' •" •'-'!." i •!'-'!■•'•*
liMiLiE. Eh bien, que voulez-Vôus?-»'»- •'■ 'f oy >!
HATMOND. Donne-moi la clé de môft'piano; bbn, la voilà. {Ouvrant le piano.)
Émut. Que voulez-vous faire?
RAYMOND, Ce que j© veux faire! du Rossini, première qualité. ■'' , 1^ ! iyuctiiiH.o in stii li6l ara lop
Aiu de ?a ïp'jrefé/ou i^u'wn'pôèW.
En rausituie, Je m'en pique, Je ne suis point fiinatinuê.
Rossini, c'est l'iiomme unique, MUiW \i\ Av"^^ '^'™ (l'iuijourdlini, ' ^ C'est lui.
Piidsiello, dans son art, - w:i(i . 1 rQ'^Jilps, vaut bjençiu'on. le cite. Haydn a du méri^if^.
Et j'oslime ass.'Z Mozart ; ,„„„„„ ,
Mais qu'on Mait dans l'enfan'ct;,"' ''<>M°]'i ^ Et quelle pitié, lion Di.inJn ' i"- smOlOn »nilf«l Loi'squ'on admirait eu France .
GiOtry, Berlon, BoyeldièitlM*'^ .,,,,.,,.,, .^^ ;, En musique, . | .la .ii,9fnvj,'i .ai.ilKi
■■"-) -^e ne'sJll^^riin^tf^iie"' -^"'^ f^"-"
Rossini, c'est l'honmie iinîfjié;" •■•"'OM nom ' IniiOobS .;i.e dieu d'aujourd'hui,- ; itihbufj JurKk
iirVP.iitjlT ■ C'est lui. • •
ÉMiWEiiEh. mou Dieu! que vous a-t-il donc fait? RAYMOND. Ce qu'il m'a fait! attends donc, je crois que c'est dans son genre. (Il clmiUe en s'accoinpagnani .) Troppo languir ,:;,, J.ri-.)-. ri il ; uv Per una bella, siviy vioq ?rfii-)sl
Mi fa morir.
Tra, la, la, la,,;,, ^,jom ,<i ., ÉMU.iE, à pari. En yé;-)^é^J9 fi?ffl§,flH8J3%9''.,P^'''^ <^^' devenu fou. >,, .(;.( ub tis (i irp ifiï la» li'ë
tUYl^D.
Troppo iaij:uir,i ^„^,^^, nu'i ,iuO (// se meta ér'-ire et parle en même temps.)
MTxriiqiiil — .YZ3*.I
LAHTISTI-:.
nti.iil lie (.■aime,
A propo?, tu ne sais pas ton monsieur Edoiiavd, ce jeune liomme si liclic... (& mettaitt à t:liajittr .)
Ti'oppo l.iuguii'.
EMILIE, vivemeiU. Eh hien, mon père, M. Edou.ird .'
RAïMOsn. Aussi tu m'interromps ; lu me fais perdre mon molit... un thème magiiitiqiie.
EMILIE Quedisiez-voustoiitùl'heuredeM. Edouard?
RAYMOND. Je (hs iiu'il y fil a lant iiui s'enrichissent, qu'il n'est pas élonnant que d'autres se ruinent.
EMILIE. M. Edouard ruiné! cela n'est pas pnSsihle.
RAYMOND. Non. uu banquier, cela ne s'est jamais vu ; il n oserait pas ; le voilà réduit à donner des leçons pour vivre.
.^iR : Un motif plus puissant, ji' pense. C' revenu pourra hion lui sciffirc.
S'il est vrai iin'il ait flu t.ilrnt.