MICHEL
Du moins je te voi.
nEU.\U;ME COUPLET.
J' s'rai pu' mon zèle L' premier de tes valets;
De plus fidèle Tu n'en auras jamais.
{Montrant le fond.) Et (l'iaiid sa main terrible Sj leviTa sur toi, J' t.Vrirrai, s'il est possible,
Qu' (ja tombe sur moi.
rimisïiNi,. l':unre Michel!
MICHEL. En revanche, je no le demande qu'une chnso, une seule chose.
CHRISTINE. Ouelle est-elle?
MICHEL. C'est que tu me permettras de t'aiiner. CHRISTINE. Te l'ai-jc défendu ?
MICHEL. Non, c'est vrai, et tu as bien fait; parce que quand ce L'rand diable lui-même voudrait Ui'en empêcher, il n'y aurait pas moyen. Et loi m'aimerastu aussi?
CHRISTINE. Non pas , Miche! ; cela est impossible , je ne suis plus à moi , je me suis engagée.
MICHEL, timidement. Ah ! ça ne se peut pas; eh bien! Chrisline, je ne t'en parlerai plus. Uonne-moi seulement un seul baiser, et que ce soit le dernier.
CHRISTINE. Un baiser! que dirait Stanislas?
MICHEL. Parbleu! qu'il dise ce qu'il voudra; qu'estce que ça me fait? Dieu! le vilain homme! que j'aurais (lu plaisir à le faire enrager à mon tour! Comment! Christine, il n'y a pas moyen que tu m'aimes jamais?
CHRISTINE. Si vraiment, un seul.
MICHEL. Et quel est-il ?
CHRISTINE. C'est quo lu lui en demandes la permission.
MICHEL, s'éloignant aocc effroi. Qu'est-ce que vous me dites donc là?
CHRISTINE. Oui, cela maintenant dépend de lui ; et s'il te le permet... s'il te l'accorde, alors...
MICHEL. Comment! il serait possible.
CHRiSTiNi:. Mais il faut lui demander.
MICHEL, à part. C'est sûr, il me tuera sur la place.
CHRISTINE. Vois si tu m'aiiiios assez pour cela.
MICHEL, Si je vous aime! Au fait, mourir de ça ou de chagrin, cela revient au même. Dieux ! c'est lui ; je s-ens tout mon courage qui s'en va.