SCÈNE XIII
CÉLINE , seule. Octave ! Octave, mon ami ! mon mari! Ah! mon Dieu, ils l'emmènent! nous séparer ainsi, et le premier jour de mes noces! (Appelant de toutes ses forces.) Octave ! C'est que me voilà toute seule dans ce grand appartement, ça me fait peur!., encore si ma gouvernante était là, comme à l'ordinaire; mais non : un jour comme celui-ci, pas un domestique, pas une feinnie de chambre, personne pour me mettre mes papillotes; c'est une indignité, et je conçois bien maintenant que les femmes mariées se trouvent à plaindre. Etre victime de la tyrannie des parents, être mise en pénitence, ne plus voir Octave. Ah! j'étais bien plus heureuse quand j'étais demoiselle. Octave! Octave ! où es-lu? on l'aura mis en prison, num mari ! il se sera pcutnilre couché sans souper. [Elle entend du bruit à la fenêtre.) Ah! mon Dieu! qui frappe à cette heure-ci...