‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 391 sur 975 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

HUBERT, seul. Ma foi, arrivera ce qu'il pourra, cette dame m'a toujours donné le denier à Dieu et la voilà installée. C'est agréable d'être à la fois propriétaire et portier de sa maison : on touche les loyers et l'on reçoit les pourboires ; il n'y a rien de perdu, quand on sait faire son état; car ce n'est pas aisé.

Air du vaudeville de l'Avare.

Ou croit que notre seul olfice Consiste à tirer le cordon :

Il faut qu'un portier réunisse L'esjirit à la discrétion.

Vient un juif, un mauvais apôtre.

Ou jeune fille faite au tour ; Avec l'un, il faut être sourd.

Il faut être aveugle avec l'autre.

Mais si M. Prosper revenait, son terme n'expire qu'après-demain; et lui, qui est vif en diable ; aussi pourquoi ne prévient-il pas; on dit: Monsieur Hubert, ju ne dois pas rentrer: on glisse le pourboire au portier, et le portier n'en sait rien. Mais point do tout; Monsieur emporte la clé dans sa poche, et voilà huit jours de suite qu'il ne rentre pas: quel scandale! et tous les matins... derlin, derlin; les créanciers, qui font aller la sonnette; passe encore si c'était un artiste, on y est fait; dans les maisons on sait bien que ça ne peut pas être autrement; mais un étudiant en droit!.. (On sonne.) Allons, qu'est-ce qui vient là; je suis sûr que c'est pour louer.

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