‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 392 sur 975 · HUBERT, M. DUBOCAGE · texte numérisé non relu

HUBERT, M. DUBOCAGE

M. DUBOCAGE. N'est-cc pas ici madame Florbel?

HUBERT. Madame Florbel! ah! oui, c'est te nom de cette dame qui vient de me donner le denier à Dieu: elle est là dans l'autre pièce avec sa nièce ou sa fille, une jeune personne...

M. DUBOCAGE. C'cst boH, mon ami; voulez-vous m'iudiquer le porlier?

HUBERT. Voilà, Monsieur.

M. DUBOCAGE. Ah! c'csttoi; eh bien! mène-moi chez le propriétaire.

HUBERT. Voilà, Monsieur.

M. DUBOCAGE. Ah! C'cSt VOUS !

HUBERT. Oui, Monsieur; une jolie propriété que j'ai

là, le fruit de mes économies; le pavillon que vous voyez, et une boutique qui en dépend, au coin du boulevard, rue du Pas-de-la-Mule, le cœur du Marais; vous ne croiriez pas. Monsieur, que cela rapporte huit cents francs de loyers et deux cent soixante francs d'impositions.

M. DUBOCAGE. Dcux ccut soixaute !

HUBERT. Oui, Monsieur; je m'en vanle; quarante francs de pins, j'étais électeur; mais j'espère bien me faire augmenter.

M. DUBOCAGE. Et le loycr de cet appartement; car je viens vous payer le |)rcmier terme.

HUBERT. Ah ! je comprends. Monsieur loge aussi chez moi?

M. DUBOCAGE. Non, mou cher, je n'y logerai pas; mais n'importe, c'est moi qui suis chargé...

HUBERT. Je comprends; Monsieur est...

M. DUBOCAGE. L'homuie d'affaires de ces dames.

HUBERT. Je comprends, vous dis-je; je vous en fais mon compliment. {A part.) Je peux hausser le loyer. [Haut.) Monsieur,

Air du vaudeville de Catinat.

C'est six cents francs pour le loyer.

Les impôts de toutes espèces.

Le sou pour livre du porlier.

M. DUBOCAGE

Comment, six cents francs, ces deux pièces! Moi, qui n'y porterai mes pas Que de temps en temps.

HUBEni.

C'est l'usage.

Monsieur, quand on n'y loge pas, Ca coûte toujours davantage.

D'ailleurs, Monsieur, toutes les convenances possibles; deux entrées : l'une par le boulevard, et l'autre par une rue déserte; une maison tranquille, des portiers fort honnêtes.

M. DUBOCAGE. Oui, je m'en aperçois. Allons, je paye d'avance le premier terme, cent soixante-deux francs cinquante centimes; ces meubles-là en dépendent?

HUBERT. Oui, Monsieur, et vous pouvez être sûr que les soins, les attentions, la discrétion...

M. DUBOCAGE. C'est boii, je ra'in-italle ici; vous douvez me laisser.

LE MÉNAGE DE GARÇON

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