SCENE IV
CHARLES-QUINT, e;i/(Oi<^)ar le fond, TINARA.
GUAT-
ciiARLEs-QuiNT. Toi, ici , Guattinara?
(;ii\TTiNvK\, trouble. Oui, sire!., votre auguste fiancée me doniuiitdi's nouvelles... c'est-à-dire, c est moi qui apportais à Son .\ltesse... des lettres de félicitations de la régente de France.
CHARLEs-QuiNT,aycc/iu/»eur. Elles viennent bien à propos... (.4 Isabelle.] 11 faut y repoiulre promptement... J'envoie aujourd'hui un courrier, uncx|ires au comte de Haro, notre ambassadeur à Paris; et s'il vous plaisait d'en profiter...
CUATTIMARA, fait Un pas pour sortir. Et moi, je vais savoir...
cHARLEs-QuiDT. Rcste, Guattinai'a, nous avons à te parler. (Isabrll- fait la révérence au roi et sort par le fond.)
r.uvTTiNvRA, à part. Grand Dieu! et pendant ce temps...
(:iiAHLES-QUiM,/»«anf «on chapeau sur la table, à gauche, et regardant sortir Isabelle. Pas une idée dans une si jolie tète, pas une seule!.. Et voilà celle qui doit partager mon trône, et m'aideràgouvernerle inonde! [Sévèrement, à Guattinara, qui est prés de la porte de gauciie.) Je t'ai dit, Guattinara, que j'avais à te parler.
GUATTINARA, s'inclitiant et se rapprochant. Sire... cet hon-
LAGNT. — ImiTim.ric de ViAliT Pl Cii! — 3
Li;S CONTES DE LA REINE DE NAVAHHE.
iicm-... (.1 /Ji()<.)Et to oiinipliit, r! c/ i'i\;il, (|,ii v-r.it m'OchM|l|lrl'!
cilAiiiKS-QriNT-. L'ililaiitc 111 :i paiii' il'iiiir Mi r ([iii , je li' vois, tr ll-i'lllili' l'tlr piviiiciiiK'.
rillATIlNMiV. Moi, sil'i'!..
ciiAHi.ios-QuiM'. 1/ordiv lie hiTiiisiiii d'O".
cuATiiNiRA. E!i liii.'u! oui, sire... c'est par mes services que jt' vi>ux le mériter! et tli's (lue j'aurai saisi tous les lils ci'iiii complut i)ni nous menace...
ciiAiti.ES-QeixT. Ilii vérité!..
GUATTiNAUA. IMais je crains, parmaliieiir, qu'il ne soit ili'jà trop tard, et je demanileà Votre Maji'sh' la i;ràc(>...
ciiuu,i;s-ai'iNT, iivi'inciit. lie nie ipiittrr... Va donc.,, va vite.
(JUATTiNAnA , rccidanl rrrs la pui-le u ijaurhc. .Merci, iMajesté!.. .Ml !.. ceux-là qui pensaient se juner de moi, serviront cnx-mènies à mes projets... {.Se Imuntul prrs de lu lable, à ijud-hi', ri prenant le rliapi'uu ipii ij isl phiri'.) Bientôt, sire, hieiilôt, je revendrai, et Votre .Majesté saura ce (pie j'ai fait. [Ilsort par ki porte ù ijanche, en emportant le chapeau .)
SCENIi V.
(!1I AVll,f;S QlilNr , sciti, reiiardani sortir Gaaitinara. Kn voilà un ipii arrivera! si toutid'ois ramliitioii et le di'sir d'arriver ne lui l'ont pas perdre la tèle... [tl'ijiir.lniit vers la table, à (laiifhr.fEU l):en!.. eh Ijirii!.. (pi'a-t-il doue fait'?.. 11 s'est trompé... (liiant.) Passe pour ravira nu roi sa cuiironne... mais son diapeuii!.. (Aprrccraut Manpfrile iiui eiitre.) .\li! la princesse Marynerite! . Quelle aniiiiutioii dans ses ti-.iils ! elle ne m'a jamais paru plus séduisante!..