‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 41 sur 975 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

CH,\RLES-Q111NT, M.\rir,lJERlTE.

siARCCKiiiTi:, () part. -Vllons, à tout iirix... maintenant, il faut |iar(ir iiour la France! iUaiil ) Je venais, sire, faire uie» adieux à l:i reine et à Votre .Majesté,

<:iiA[ii.ES-Qi:iNT, (iyiajY. Oclel! {Haut.) Vous, princesse...

.MAn;;uKiuTH. Toiiti; es;;éra;ice iraccomtnodenienls étant à j.niiais évanouie...

(aiAïuacs-ijciNT. Pourquoi doneV

jrviiccKiiiïi;. .le viens vous deminder, sire, la permission... d,i ipiilt/r Madrid.

ciiAui.K-uiiNT. Pourquoi, de f^ràce, vous liàter"?.. (pii vous dit que le roi votre frère ne réllécliira pas, surtout si vous reslez près de lui, si vous calmez, par votre vue et vos pandes, un premier mouvement d'irritation et de colère.

-M Miia'KiuTE. L'' roi de Erance ne c/ilera pas.

tiiMu.Ks-QeiNT. Qu'en siil-il liii-inéme'?

MAiiGUiiiuïK. Il en a fiit le .serment! et je ne r.'S'erais près de lai (pie pour le lui r.ippeler; ji; prie Votre Majesté de me l'air ■ diiicau' un sauf-conduit.

cii\uLi:s-Qi;iM. Ainsi. ..c'est vous ipii voiifz qiir v.itre frère resie captif!

sruiiu i;iiiii:. Oui, sire...

(aniii.i;s-(ii IM. Ci: frère qw. vousaiuH'Z taiil...

.M-viK^uKitiiK. Oui, sire.

ciiAïu.KS-QriNT. Et si j'y mets la niénie olistin itioii'?

.MMiceiiinriv, aecc fernvAé. tle .ser.i nue c iplisile eleruelle!

CMAiii-ics-aui-XT, rflruijé. Eternelle!

.MAïKaïKiiiTF., (/(■ /H(;;m'. A la face de l'Euriqie et de tous 1 s princes de li clirétienlé! mon saif-cinduil, sire?

(.11 viii.i'.s-iiiiiNT. Un iuskuit...

juii(a.i:mri;. Jene rc'slerai pas un in-tautde plus à .\la Irid.

lauKi.ES-ociNT. Mais perinetlez...

.MAii(a;;;iiiTE. Je veux partir!

iiiMU.ES-QCiNT, acer iinpalience. V.l si je ne le veux pa-^?

MAUcau.iuïi:, </ part. 0 ciel!., piétcudrail-il à iir(''.eut lue l'rleiiir?

i:iuiu,i;s-ijiaM', acec émotion. (Juand vous a •cordei'ii^z encore ipielqucs jours... non pas à moi, mais à ce frère, qui

ré lame votre tendresse et vos soins... ik; serlez-vuus pas liieu à pla-ndre?..

M A p.c.ui.auTK.(!eiresl pas moi que je plains, sire... c'est vous!

IIUlll.KS-QriNT. Moi !..

MMu.civiiTK. Qui, coiilre li; droit des gens, voulez retenir u le feiniue prisonnière.

(aiuu.rs-ueiNr. .Moi !..

jiARciKiiiTi;. Prisonnière à votre cour...

ciiAiiLEs-yiaNT. A merveille!.. Voire .Mtessi.- ne va-t-cllc pas mi' Iraîner au liaii de l'Europe et m'aecuserde birliarie ou de despolismc?.. idie ipii, depuis une heure, lient t te à Cliai'Ies-IJuiiU... sans daigner luènie l'eiitendreet lui aec.irder audience!..

MARGUKiiiiE. J'écoute, sire. . . j'ecoutc...

ciiARLiLS-ijiaNT. Jfi ])arlais tout à l'heure de princesses... qui n'ont ni énergie, ni capacité politi(pie... Voire .\Uessi! ii'e.5t pas de celie.'^-là. Elle eût fiil nu luiiiistre iiléiu|ioteutiaire précieux,..

.MARGiiERriE. Parle talent?

cnARi.ES-ui'iM'. D'ahord, et par l'ob-îtinaliou. Vous ne cédez sur l'ien.

.MAiiocERiTE. Eli! luais... ni vous non plus, sire.

CHARLES OLMNT. l'eut-étre ! .. je rêvais tout à l'heure une conihinaison poliliipie diflicile... mais non pas impussihle... exlraiirdiuaire... hizarre iieut-iïtre... je ne les déteste pas: nouvel ullinialiiui ipieje voulais .■iomnettre, non pas au roi l'ram^ois 1''', nous sommes l;rouilli's, mais à la ivgenle de France, votre mère.

MAKCiEUiïE. (jiu hpie cession équivalent! à la Bourgogne?

cnARi.ES-Qii|Nr. Peut-élre! ce 'lueji! désire... c'est que nous causions hius deu.x de cette lU'goeialioii, e( que vous m'en donniez xo're avis. (î'esl pour c^da ipie je vous prie, princesse, de vouloir liieii rester encore huit ou dix jours à la cour de Madrid. L'infante Isabelle prétend (pie vous dev(,'Z, demain, lireà sa solive un conte charmant... je voulais dire un conte de vous... vous le lui avez promis, et nous n'-clainons a noire lour la foi des serments. .. {S'inHlnant.'j Je demande à Voire .Vitesse la permission d'ex|iédier des dépêches (pu! doit alteudre Babiéça. (/( salue respectueusement Maripurite. et sort.)

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