‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 408 sur 975 · HUBERT · texte numérisé non relu

HUBERT

Calmez ce courroux!

D'où vient le bruit que vous faites?

Tous troi.s nous sommes honnêtes,

Et vous êtes

Tous les deux chez vous.

TOUS

Quoi! vous leur ) „ .,

rî ■ I ! faites payer

Quoi! vous nous ( i'j>^'

A tous les deux un loyer!

Ah ! c'est bien

Le moyeu De faire valoir son bien !

(Vrosper et M. Dubocage se faisant des politesses.) On avait su m'abuser.

Monsieur, daignez m'excuser;

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Aux procès;

Désormais, Vivons eu paix.

PROSPER. Vous voyez totis l'injustice de vossoupçons et pour vous prouver que je n'eus jamais tic cniipalilc^; projets sur Mail-ime, m elle me permet d'aspiriT à !a main de son aimaljle uiéee, vous pouvez vous informer de M. Prosper Saint-Elme, jeune avocat, ou peu s'en faut, une famille distinguée, des espérances superljes, une conduite irréprochaljle.

MADAME DUBOCAGE. Sainl-Elme, comment! vous seriez M. Saint-Elme, de Marseille, le fils du négociant?

ERNEsimE. Ah ! ma tante, celui dont vous me parliez ce matin.

M. DUBOCAGE. C'cst Monsicuc sur qui vous lu'ave/. chargé de prendre des informations?

PROSPER. J'ose espérer qu'elles seront il mon avantage, et que ma sagesse, ma raison...

.MADAME DiBOC.WE. Un instant; Prosper, c'est lui dont Monsieur {Montrant Guilbmain.) me parlait tout à l'heure, des créanciers, des dettes!

PROSPER. .Moi! des créanciers, des dettes! c'est ainsi que la vertu est toujours calomniée; voyez plutôt. [Lxù donnant des quittances.)

MADAME Duiioc.\GE. Coiumeiit ! il Serait possible. {Regardant Ifs quittances. A Guillemain.) Est-ce bien

là, Monsieur, voire signature*

GUILLEMAIN. Oui, Madame, nous avons trouvé ce matin, dans le secrétaire de Monsieur, de quoi solder nos créances.

M. DUBOCAGE. Comment! dans ce secrétaire, parbleu! je le crois bien, c'est moi qui avais mis ..

MADAME DUBOCAGE. Mcs quinzc ccuts ffaucs !

PROSPER, avec transport. C'était une méprise, mais... Je suis enchanté de vous avoir pour créancier.

MADAME DUBOCAGE. Du tout,-M6nsié!ur, Ics quinze ccVits francs m'appartenaient. "

PROSPER. Comment! c'est à vous, Madame? quelle bonté, quelle générosité! marier votre nièce, et lui donner un présent de noces. {Froidement, aux créanciers.) N'importe! Messieurs, je ne m'en dédis pas; j'emploie les cadeaux qu'on me fait à payer mes dettes. {A M. el madame Dubocage.) J'cspcre qu^in pareil exemple de sagesse doit vous rassurer pour l'avenir.

Air : J'en guette un petit de mon âge.

D'ailleurs, Thémis à Melpomèue unie Vous répondra de mon futur destin :

Oui, président, votre àme est attendrie; Vous voudriez me résister en vam ; Car j'ai pour moi, voyez si j'en inijiose, J'ai Cicérbn, Démosthénc et r.^inour; Trois avocats, demandez à la cour.

Qui toujours ont gagné leur cause

ERKESTINE, OI< pXlbUc.

De vos arrêts, redoutant la justice.

Et facile a s'intimider.

On avocat encor novice, Devant vous si- hasarde à plaider ; Le tribunal, par bonheur se compose.

Do jurés intégres, délicats, Mais indulgents... et qui ne voudront pas Qu'il perde sa première cause.

FIN DE LE MÉNAGE DE GARÇON

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