‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 438 sur 975 · UN PÉCHEUR · texte numérisé non relu

UN PÉCHEUR

ELViKE, allant à Fenella.

Masaniello parait : quel air sombre et sauvage!

Rendez le calme à mon cœur éperdu;

Qui l'afflige'?

BORELLA.

.\lplionse vous est-il connu?

Notre esclavage.

FENELLA. Elle répcnd que OUÏ.

ALPHONSE

[A Masaniello.) Salut à notre chef!

Le regret mo déchire et le remonls in"accable.

MASANIELLO

ELVIRE

Salul, chers compagnons!

Achevez .. j'ai frémi! •

BORELLA.

FENELLA. Elle Continue, et dit par ses gestes : celui

Viens animer nos jeux par tes chansons.

qui m'a trompée, celui qui m'a donné cette écharpe,

MASANIELLO, O part.

Piétro ne revient pas.

celui qui m'a trahie..

ELVlRE.

BORELLA.

Eli l)ien ! ce coupable !

Plus de sombre nuage!

FENELLA. Elle montre Alphonse de la main.

Tes refrains nous donnent du cœur;

ELVIHE.

Et, tu le sais, il nous faut du courage.

C'est lui?

ENSEMBLE

Hé bien! répétez donc le refrain du pécheur.

ALPHONSE

Et comprenez bien son langage.

Oui, tel est ce mystère;

LE CHŒUR

Oui, j'ai trahi ma foi.

Ecoutons bien le refrain du pécheur.

Pour finir ma misère.

MASANIELLO

0 terre, entr'ouvre-toi!

ELVIRE

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