SCÈNE II
Les précédents, PIETRO.
masaniello.
Mais j'aperçois Pietro; ciel 1 iiue va-t il m'appiondre? [l.c prenaiil à part, et Vumennnt au bord du thcàlre, pendant que Ifs pêcheurs s'cloiyncnt et retournent à leurs travaux.)
Personne ici ne connait mon malheur :
Je ne l'ai confié qu'à l'ami le plus tendre. Parle, as-tu découvert le destin de ma sœur?
PIETRO
De Fenella le sort est encore un mystère ; Vainement j'ai clierclié la trace de ses pas; Sans doute un ravisseur...
MASANIELLO
0 rage I et moi son frôrCj Je n'ai pu la sauver! mais de tels attentats Recevront à la fin leur juste récompense.
PIETRO
Que tfi reste-t-il?
MASANIELLO
La vengeance!
DUO
MASANIELLO ET PIÉTKO.
Pour un esclave est-il linéique danger?
Mieux vaut mourir ipic rester miséralde!
Tombe le joug qui nous accable.
Et sous nos coulis périsse l'ét'anger!
Amour sacré de la patrie,
Rends-nous l'audace et la lierté :
A mon pays je dois la vie ;
Il me devra sa liberté.
MASANIELLO
Me suivras-tu ?
PIETRO
Je m'attache à tes pas.
Je veux te suivre à la mort...
MASANIELLO
A la gloire !
PIETRO
Soyons unis par le même trépas,
MASANIELLO
Ou couronnés par la même victoire.
ENSEMBLE
Pour un esclave est-il quelque danger?
Mieux vaut mourir que rester misérable!
Tombe le joug qui nous accable, Et sous nos coups périsse 1 étranger !
Songe au pouvoir dont l'abus nous opprime. Songe ci ma sœur arrachée à mes hias !
PIETRO
D'un séducteur peut-être elle estV>ctime!
MASANIELLO
Ah! quel qu'il soit, je jure son trépas !