LE CHŒUR DES CHEVALIERS
Noble châtelaine.
Voyez notre peine; Et dans ce domaine, Dame de beauté.
Pour fuir la disgrâce Dont on nous menace, Donnez-nous, par grâce, L'hospitalité.
LE COMTE OR Y
Les phécédents, DAME RAGONDE.
DAME BAGONDE, (l'un air agité.
Oii.iinl tomberont sur lui IfS vcnguauces divines? Quelle horreur!
TOUTES
Qu'avez-vous?
DAME BAGONDE.
Dieu! ([uel crime inoui!
LA COMTESSE
Mais qu'est-ce donc ?
DAME BAGONDE.
Encore un trait du comte Ory, De malheureuses pèlerines Qui, fuyant sa poursuite, et chcn-liant un abri. Pour la nuit seulement demandent un asile.
LA COMTESSE
Que nos secours leur soient offerts !
DAME BAGONDE.
J'ai prévenu vos vœux! ce soin m'était facile. On aime à ronip.itir aux niauv ipi'ou a soufferts.
LA COMTESSE
Ces dames sont-elles nonilneuses?
DAME BAGONDE.
Quatorze.
LA COMTESSE
C'est beaucoup !
DAME RAGONDE
Mais(|ucl air! cpicl inainlieu!
Leur âge'?
DAME RAGONDE
Quarante ans.
LA COMTESSE
Leurs figures?
DAME RAGONDE
Affreuses!
Ce comte Ory n'a peur de rien.
Je les ai fait entrer au parloir en silence. Elles tremblaient encor de froiil et de frayeur. L'une d'elles pourtant, dans sa reronnaissancej De vous voir un instant demande la faveur. Mais c'est elle, je lieuse :
Elle approche.
LA COMTESSE
C'est bien.
Laissez nous un instant.
DAME RAGONDE, «w cor»(e Orij , qui parait en pèlerine et li's yeux baissés.
Entrez, ne craignez rien.
(Toutes les tiames sortent.)
LA COMTESSE
Ragondc avait raison, quel modeste maintien!