SCENE il
l-ts précédents; RICCIARDA, MANFREDI, qui lui donne la main; plusieurs Pages et Seigneurs qui l'accompagnent.
RICCIARDA, au duc de Ferrare.
Oui, je le dis encore, La fortune ou le rang ne peut rien m'inspirer! Si vous voulez qu'on vous adore.
Nobles seigneurs, faites-vous adorer!
Surtout résignez-vous (car tel est mon système) A l'inconstance aussi bien (pi'aux refus. Vous êtes rois, quand on vous aime. Et rien... sitôt qu'on ne vous aime plus!
MANFREDI
Ainsi vous repoussez et mes vœux et ma flamme ?
RICCIARDA, riant.
Tel est mou bon plaisir!
MANFREDI, à part.
Vienne un autre moment.
Je prendrai ma revanche !
[Haut, à Ricciarda.) Et jjour toucher votre àme.
Que faut-il donc'?
RICCIARDA
Un caprice... un instant.
Cet amant malheureux, que ma lierté sévère Reçut hier avec dédain.
Aujourd'hui pourrait bien me plaire Et m'ennuyer le lendemain!
{.Aperceiaiit (iuido qui rentre dan; la ferme, adroite )
Mais voyez. Monseigneur, ipiel est donc ce jeune homme
Qui, rêveur et pensif, s'avance lentement?
62 r.blDO ET
GINEVRA