SCÈNE
MANFREDI
Parlez !
Les PRÉCÉDE^T;, GUIDO.
GEIDO.
Je n'ose !
BicciARDA, Je regardant toujours.
RICCIARDA
Il a i|Mi'li|iio i-liaL'i'iu !
Je le veux !
MANFREDi, souriant.
GlIDO.
C'est un étudiant!
niCCIAIlDA.
ROMANCE
Ah ! vous ciojcz...
{À Manfredi.)
PRIMIER COUPLE!.
1 Sachez comme ou le nomme.
Pendant la fêle, une inconnue.
MANFBEDi, ovec fierté.
L'an dernier, parut i nos jeux !
;■ Moi?.. Madame?
Depuis ce jour, sa douce vue
; RicciARDA, d'un ton impératif.
Ri mplit mon ca-ur, charme mes jeux.
j Oui, je le veux !
Quand sur ces monts vint la nuit sombre.
{AIa)ifredi réprime un moui^ement de colère, s'i}icline
Elle partit !.. je l'implorai !
respectueusement decant liicciarda, s'approche
de
Hélas ! elle a fui comme lUie ombre.
Guido, qu'il salue , et arec lequel il cause pendant
En me disant : Je revendrai.
quelque temps à voix basse, puis il recienl prés
de
MANFREDI
liicciarda.)
Et (luelle est-elle?
MANFREDI, à Bifci'airfa.
Gl'lDO.
Guide!., tel est son nom; il natiuit en ces lieux)
Je l'ignore!
1 Voici les chamiis, la ferme de sa mère.
RICCIARDA
RICCIARDA
Et vous l'aimez ?
Quoi! simple paysan !..
GlIDO.
MANFREDI
Oui, je l'adore!
D'un fameux statuaire
Espérant son letour, je compte les instants!
1 II reçut les leçons.
RICCIARDA
RICCIARDA, (i l'oi'j' haute, et regardant (luido.
Et que faites-vous iloiic depuis lors ?
Et je prévois qu'un jour
GlIDO.
Il doit, par son talent, s'illustrer à son tour.
Je l'attends !
{(luido, en entendant ces mots, s'approche de R
iç-
RICCIARDA
ciarda, qu'il remercie par un salut.)
Elle est donc bien jolie ?
TRIO
Gl'IDO.
0 volupté soudaine!..
RICCIARDA, à Guido, lui montrant sa ferme.
Ici même, en ces lieux... ma main serrait la sienne.
Quittez cette obscure cabane !
Je tremldais... : un nuage obscurcissait mes yeux!
Et loin du vulLMire profane,
RICCIARDA, d'un air de compas.non.
.\u sein <le nos palais ijuiupeuv,
Est-il possible ?
One votre art brille à tous les yeux !
GriDO.
GlIDO.
Et devinant ma peine.
Sous le beau ciel de la Toscane,
.\vcc un doux sourire où j'ai cru'voir les cieux.
Celte buuible et modeste labaiio
Elle m'a dit : .K la fête prochaine.
Plaît à mon cteur, rit à mes veux.
RICCIARDA
Plus qu'un palais en d'autres lieux !
Dans un an ?
RICCIARDA, /ni montrant Manfrtdi.
MANFREDI
Quand le duc de Eenare, en généreux Mécène,
Aujourd'hui ?
criDO.
\ous olfre ses trésors, aiusi que son appui ?
MANFREDI, e<onne.
Vous voyez si je peux.
Moi? signera...
Même pour un trésor, m'éloigner de ces lieux.
RICCIARDA, à demi-voix.
Sans doute ! aimez-vous mieux ici
DEUXIÈME COIIL^-T.
Que ce soit moi qui prenne cette peine ?
J'y consens, et je vais le protéger !
Hélas ! si Dieu, trompant mon rêve,
MANFREDI, avec dépit.
Ne la rend pas à ma douleur;
Eh ! non.
Si pour jamais il me l'enlève.
GiiDO, regardant Ricciarda.
Plutôt la mort qu'un tel malheur!
Tant de bontés confondent ma raison !
Ces lieux, si chers à mon enfance,
{.i .Manfredi.)
Oui, pour j.uu ds, je les fuirai !..
Croyez à ma recounaissauce ;
Mais, non, je ganle une espérance;
Mais dussiez-ïous m'otlVir le sort le plus heureux.
Car elle a dit : Je reviendrai !
Je ne puis à préseul m'éloigucr de ces lieux.
RICCIARDA, ai'ee eoquetterit et satisfaction.
Que dit-il •>