‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 498 sur 975 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

MANFREDI

Parlez !

Les PRÉCÉDE^T;, GUIDO.

GEIDO.

Je n'ose !

BicciARDA, Je regardant toujours.

RICCIARDA

Il a i|Mi'li|iio i-liaL'i'iu !

Je le veux !

MANFREDi, souriant.

GlIDO.

C'est un étudiant!

niCCIAIlDA.

ROMANCE

Ah ! vous ciojcz...

{À Manfredi.)

PRIMIER COUPLE!.

1 Sachez comme ou le nomme.

Pendant la fêle, une inconnue.

MANFBEDi, ovec fierté.

L'an dernier, parut i nos jeux !

;■ Moi?.. Madame?

Depuis ce jour, sa douce vue

; RicciARDA, d'un ton impératif.

Ri mplit mon ca-ur, charme mes jeux.

j Oui, je le veux !

Quand sur ces monts vint la nuit sombre.

{AIa)ifredi réprime un moui^ement de colère, s'i}icline

Elle partit !.. je l'implorai !

respectueusement decant liicciarda, s'approche

de

Hélas ! elle a fui comme lUie ombre.

Guido, qu'il salue , et arec lequel il cause pendant

En me disant : Je revendrai.

quelque temps à voix basse, puis il recienl prés

de

MANFREDI

liicciarda.)

Et (luelle est-elle?

MANFREDI, à Bifci'airfa.

Gl'lDO.

Guide!., tel est son nom; il natiuit en ces lieux)

Je l'ignore!

1 Voici les chamiis, la ferme de sa mère.

RICCIARDA

RICCIARDA

Et vous l'aimez ?

Quoi! simple paysan !..

GlIDO.

MANFREDI

Oui, je l'adore!

D'un fameux statuaire

Espérant son letour, je compte les instants!

1 II reçut les leçons.

RICCIARDA

RICCIARDA, (i l'oi'j' haute, et regardant (luido.

Et que faites-vous iloiic depuis lors ?

Et je prévois qu'un jour

GlIDO.

Il doit, par son talent, s'illustrer à son tour.

Je l'attends !

{(luido, en entendant ces mots, s'approche de R

iç-

RICCIARDA

ciarda, qu'il remercie par un salut.)

Elle est donc bien jolie ?

TRIO

Gl'IDO.

0 volupté soudaine!..

RICCIARDA, à Guido, lui montrant sa ferme.

Ici même, en ces lieux... ma main serrait la sienne.

Quittez cette obscure cabane !

Je tremldais... : un nuage obscurcissait mes yeux!

Et loin du vulLMire profane,

RICCIARDA, d'un air de compas.non.

.\u sein <le nos palais ijuiupeuv,

Est-il possible ?

One votre art brille à tous les yeux !

GriDO.

GlIDO.

Et devinant ma peine.

Sous le beau ciel de la Toscane,

.\vcc un doux sourire où j'ai cru'voir les cieux.

Celte buuible et modeste labaiio

Elle m'a dit : .K la fête prochaine.

Plaît à mon cteur, rit à mes veux.

RICCIARDA

Plus qu'un palais en d'autres lieux !

Dans un an ?

RICCIARDA, /ni montrant Manfrtdi.

MANFREDI

Quand le duc de Eenare, en généreux Mécène,

Aujourd'hui ?

criDO.

\ous olfre ses trésors, aiusi que son appui ?

MANFREDI, e<onne.

Vous voyez si je peux.

Moi? signera...

Même pour un trésor, m'éloigner de ces lieux.

RICCIARDA, à demi-voix.

Sans doute ! aimez-vous mieux ici

DEUXIÈME COIIL^-T.

Que ce soit moi qui prenne cette peine ?

J'y consens, et je vais le protéger !

Hélas ! si Dieu, trompant mon rêve,

MANFREDI, avec dépit.

Ne la rend pas à ma douleur;

Eh ! non.

Si pour jamais il me l'enlève.

GiiDO, regardant Ricciarda.

Plutôt la mort qu'un tel malheur!

Tant de bontés confondent ma raison !

Ces lieux, si chers à mon enfance,

{.i .Manfredi.)

Oui, pour j.uu ds, je les fuirai !..

Croyez à ma recounaissauce ;

Mais, non, je ganle une espérance;

Mais dussiez-ïous m'otlVir le sort le plus heureux.

Car elle a dit : Je reviendrai !

Je ne puis à préseul m'éloigucr de ces lieux.

RICCIARDA, ai'ee eoquetterit et satisfaction.

Que dit-il •>

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