GINEVRA, GUIDO
vantent doucement derrière eux, les séparent, les
entourent, et leur mettent un mouchoir sur la
GUiDO, l'apercevant.
bouche.)
Ali! grand Dieu! qu'ai-jo vu?.. C'est elle!
GiNEVBA, (1 part.
fORTE-BRACCIO, « Guido, qui se débat.
Ce .ieune villageois!.. Ma mémoire lidèle
La résistance est imilile.
Me rappelle ses traits et ses discours.. Fuyons!
{.iux condottieri qui entourent Ginci-ra.
GUIDO, la retcn'int.
Entraînez-la!., (.i Guido.) Tais-toi! lais-loi!
Alil ne me «piiltcz pas!, ne m'ôtez pas si vite
Pas un cri!... pas un mot, ou ce poignard fidèle
Et mon bonheur, et mes illusions!
T'immole à l'instant même'
GINtVRA.
GUIDO, dégageant son bandeau.
Guido! Guido! c'est trop l'écouter et je dois
.\\i ! tout mon sang pour elle.
Confier à toi seul une innocente ruse,
{Criant à haute voix près la porte de la ferme )
Dont mon cœur se ropeiit, hélas! cl qui t'abuse.
.K moi, mes amis, à moi!
GriDo.
Accourez!..
Eh! qui donc ètes-vous'?.. parlez!
{Forte-Braccio le frappe de son poirjnard.)
GINEVRA
Je snci ombc !
Tais-toi, fais-toi !
[fl tombe écannui sur le banc ii droiic.)
Ne vois-tu pas que vers nous on s'avance?