‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 503 sur 975 · GINEVRA, GUIDO · texte numérisé non relu

GINEVRA, GUIDO

vantent doucement derrière eux, les séparent, les

entourent, et leur mettent un mouchoir sur la

GUiDO, l'apercevant.

bouche.)

Ali! grand Dieu! qu'ai-jo vu?.. C'est elle!

GiNEVBA, (1 part.

fORTE-BRACCIO, « Guido, qui se débat.

Ce .ieune villageois!.. Ma mémoire lidèle

La résistance est imilile.

Me rappelle ses traits et ses discours.. Fuyons!

{.iux condottieri qui entourent Ginci-ra.

GUIDO, la retcn'int.

Entraînez-la!., (.i Guido.) Tais-toi! lais-loi!

Alil ne me «piiltcz pas!, ne m'ôtez pas si vite

Pas un cri!... pas un mot, ou ce poignard fidèle

Et mon bonheur, et mes illusions!

T'immole à l'instant même'

GINtVRA.

GUIDO, dégageant son bandeau.

Guido! Guido! c'est trop l'écouter et je dois

.\\i ! tout mon sang pour elle.

Confier à toi seul une innocente ruse,

{Criant à haute voix près la porte de la ferme )

Dont mon cœur se ropeiit, hélas! cl qui t'abuse.

.K moi, mes amis, à moi!

GriDo.

Accourez!..

Eh! qui donc ètes-vous'?.. parlez!

{Forte-Braccio le frappe de son poirjnard.)

GINEVRA

Je snci ombc !

Tais-toi, fais-toi !

[fl tombe écannui sur le banc ii droiic.)

Ne vois-tu pas que vers nous on s'avance?

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