SCÈNE VL
Les PRtciDENTS, Pavsans ET Gens de la ferme, accou-
Les précédents; FORTE-IÎRACCIO et ses Compagnons
rant au bruit; LÉONOUE, LOUEN-iO, et des Domes-
s'avancent avecprècaution au fond du théâtre.
TH,iuEs de Ginevra ou des personnes de su suite.
CINEVRA.
LORENZo, voijanl Ginevra qui, dégagée des condotlitri.
Ils nous observent en silence;
a couru prés de Guido et lui prodigue des secours
Leurs sombres regards me font peur.
Ah! qu'est-ce que je voi''
GUIDO ET GINEVRA
6CID0 BT GllfETBA, 9'ugenouUlant devant SJèdicis qui lei bénit. — Acte 5, scène dernière*
ENSEMBLE
LORENZO ET SA SUITE ET LKS PAYSANS, moiilrant l'urtc-
liraccio.
Saisissez i , , ,
£, . . ! le oouiiable ;
Saisissons i ' '
Qu'un (iiAliineiit vengeur
D'un attentat semlilable
Punisse la fureur !
{Montrant Guido.)
Par quelle récompense
Paver un tel secours'?
Quand c'est pour sa défense
Qu'il a donné ses jours!
GINEVRA, regardant Guido.
0 remords qui m'accable
Et me poursuit, hélas!
C'est moi qui suis coupable.
J'ai causé son trépas !
Ali! ma reconnaissance
Le bénira toujours,
Quand c'est pour ma défense
Qu'il a donné ses jours.
ronîE-BRACCio, çit'on a désarmé et qu'on tient enchaîné.
Gens de justice. . au diable!
Je brave leur fureur!..
Ou est toujours coupable Quand ou a du mallicur!
(5e croisant tranquillement les brus.] D'une vaine défense A quoi bon le secours, S'il faut que la potence Termine ici mes jours?
LORENZO, bas, à Ginevra.
Sans être reconnus, partons!
GiNtVRA, restant près de Guido, qu'elle cherche ù rappeler à la vie.
Je ne le puis!
LORENZO, de même.
Venez... éloignons-nous. Que dirait Médicis,
Si le nom seul de sa fille chérie, Dans cet événement se trouvait comiiroinis!!
Gi'iDO, revenant à lui et étendant la main. France sca! !
GINEVRA
Quel bonheur! il revient à la vie!
GUIDO ET GINLVRA.
Go
GUIDO. A loi ma dernière pensée,^- Acte 3, scène 'i.
UN DES GENS (le Gineiro qui jusqiio-li) n donné ses soin à Oiiido.
El maliitenaiit je rcponds de ses jours!
GINEYRA.
G't.U à voui que je le eoulie.
Gi'iDO, de même et sam la i-oir.
,A toi, Fnijieesca!.. [jour toujours !
GiNEvnA, « yarf, le regardant.
Quel trouble en mon cœur vient de uiiilre?
C'est moi qui le fais soulfrir !
Et siuis me faire connaître
PoMr jamais il faut le fuir!
ENSEMBLE
GIXEVRA.
0 remords qui m'accable Et me poursuit, hélas I C'est moi qui suis coupable, J'ai causé son trépas!
Ah ! ma reconnaissance Le bénira toujours.
Quand c'est pour ma défense Qu'il a donné ses jours.
LORENZO ET LE CIlUEin.
Veillez sur le coupable; Qu'un ch:Uiment veiiaeur D'un attentat semblable Punisse la fureur.
Par quelle récoraiiense Payer un tel secours'?
Quand c'est pour sa défense Qu'il a donné ses jours.
FORTE-BBACCIO ET LES CONDOITIURI
Gens de justice... au diable!
Nous bravons leur fureur; Oui ! d'un forfait semblable Voila; voilà l'auteur!
D'une vaine défense A quoi bon le secours.
S'il faut que la potence Termine ici mes jours'/ LE DIX DE FERRARE ET RicciARDA, enlrani emniihlc dnni ce momenl.
0 plaisir inelfahle Qui fait battre mon cœur!
Dune fête semblable L'aspect est enchanteur,
LAKNY. — lin;.
GUIDO ET GINEVRA
Smlout (juaiul l'espùraiirc,
{Ginevra, entr.înée par Lorenzo, léonore et sesrjens,
\'i'naiifcliarmcr nos jours,
s'éloigne en jetant un dernier regard sur Guido
l'rnniot la nicompcnsc A ili! lonilrcs amours.
que les paysans et les gens de la ferme en:ourent. — On emmène Forle-Braccio ; et le duc de Ferrare,
ciiMiVRA, aperc-.vant ManfrcJi.
donnant II bras à Ricciarda, sort entouré de son
Dieu! le duo de Fcrraro!.. AIi! craigi;oiis eu ces
lieux
eurléy». — I.a toile tombe (
Il sous de le!5 habits de iiarailrc à ses yeux!
[E ta s'é!oi(jnc de Oiiidu et passe avec Léatiort
et Lo-
renzo à l'e.rtrémité du théâtre. Guida rst à
droite.
MunfreiH et Rkciarda au milieu. Au fvitd,
Forte-