‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 510 sur 975 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Marche et cortège. — Soldats, Pages, Officiers, Dames d'hon.neur, Seigneurs de la cour. GINKVRA parait, donnant la main à MANFREDI et à MÉDICIS.

CHŒUR

Retentissez jusques aux cieux.

Chants d'allégresse et cris joyeux!

Ils sont unis!., bonheur extrême!

Ils sont unis! le ciel lui-même .K dans ce jour reçu leurs vœux.

{Ginei-ra va s'asseoir, entre son père et son époux, sur ('cs.'rdde à droite du théâtre, et là, entourée de toute la cour, elle assiste à la fête donnée pour -ion mariaje — Plusieurs danses se succèdent.)

(.•lu milieu des danses, Jlédicis et Manfredi se sont le es; ils parcourent la salle du bal et reçoivent les féliciiations de tous. — Au inoment où ils s'approchent d'un groupe qui est à la gauche du spectateur, liuido sort de la foule et .s'approche avec mystère de Médicis.)

GlUDO.

J'allais quitter ces murs!., près de vous me rappelle Le soin de vos jours précieux !

Je viens de voir un malheureux, Toinlvint trappe soudain d'une atteinte mortelle! lit l'on dit qu'un navire, arrivé d'Orient, Ap; orta dans Livourne un fléau redoutable. Dont te souffle fatal jusqu'en ces murs s'étend!

MEDICIS, bas, à Guido.

Tais-toi!., ne troublons pas d'un récit effrayant Les fêtes de ce jour !

(.1 Manfredi, à demi-voix ) D'un danger véritable Assurons-nous d'abord ! en toi seul j'aurai foi. Mon fils, que ton zèle s'empresse; Parcours cette cité.

MANFREDI s'incline et dit à un des seigneurs, à Lorenzo qui est auprès de lui.

Suis-moi !

(Ils sortent. En ce moment parait Forte-Braccio vêtu de la livrée du duc de Fer rare; il est suivi de plusieurs pages et d'une esclave noire portant les corbeilles et les présents de noce.)

GUIDO ET GINEVRA

FOnTE-BBACCIO.

J'ai)|iorte les présents qu'à la noble princesse Mon maifre m'ordonna d'offrir!

{f.cs pages mettent un genou en terre et présentent l'i

Ginevra d'élégantes parures.} FORTE-nnACCio fait signe à la négresse, qui tient un rirlie coffret, de s'avancer près de la princesse. Puisse à vos yeux Briller de quelque éclat ce tissu précieux !

(Ginevra admire le voile qu'on lui présente. Les femmes, qui l'entourent, le lui attachent sur la tête. — Elle se rassied sur l'estrade à droite, àcôté de Mé- ■dicis qui est revenu prés d'elle. — Guido, à gauche du théâtre, a disparu, confondu dans la foule. — Le divertissement continue et les danses deviennent plus animées. — Plusieurs fois, pendant ces danses, Ginevra a porté la main à son front et laissé voir les signes d'une soufirance qu'elle cherche en vain à réprimer... Hlais ladouleur l'emporte et elle pousse un cri perçant.)

(.1 ce cri les danses cessent ; le bal est interrompu ; les dames entourent la princesse, et Médicis effrayé la serre dans ses bras.)

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