‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 541 sur 975 · DROGUIGNARD, SÉB.\ST1EN · texte numérisé non relu

DROGUIGNARD, SÉB.\ST1EN

DROGiifiNARD. Eli l)icn ! qiic dïs-tu déjà de la famille?

LA DEMOISELLE ET LA DAME

SÉBASTIEN. Je (lis quc Jc iic la (rouvc pas mal ; ils ont tons (les pliysiuiinniiL's de luirunls; ini"est-LX' que tu veux? ça ne peut i);\s ètre.uiIremL'nt, c'est connu; il n'ya(|UL' le militaire qui ne. me revient | as du tout; et si j'avais su que ce l'ùt là le petit cousin, j'y auiais peut-être regarde à deux fuis. Car celui-là, je ne pourrai jamais m'y liaLiituer; et s'il dîne aujourd'liui à table, c'est fini, jc n'y reste pas.

DROGUicNAnD. Tu cs Ic iiiaUrc do t'en aller, et de le laisser avec ta femme.

si;dastie>. C'est justement ce que je ae veux pa^ Jc t'en prie, mon cher ami, doune-raoi un moycii pour qu'il ne soit pas du re|)as.

DRocuiG.NAiiD. 11 y OU a un, c'est de le mettre à la porte.

Sébastien. Je sais bien, mais j'ai des raisons pour ne pas me servir de celui-là, à moins que tu ne voulusses t'en charger.

imoGuiGNARD. Ce n'est pas mon affaire, mais tu peux t'adresser à ta femme; comme elle t'a prouns, à ce que tu dis, de faire en tout tes volontés, ordonne-lui de congédier son cousai, et elle ne manquera pas de t'obéir.

SÉBASTIEN. Au fait, tu as raison; et voilà une idée. De sa part, ce sera tout naturel, il n'y aura point d'inconvénients. La voici, et tu vas voir qu'elle n'hésitera pas un instant.

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