‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 552 sur 975 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LA FOLIE, seiÂe. Elle est vêtue en pèlerine, et parle à la cantonade. Eh ! non, Messieurs, ce n'est pas moi! C'est bien la peine de se déguiser et de voyager incognito! Ces Parisiens ont un coup d'œil! A peine m'ontils aperçue, qu'un d'eux s'est écrié : C'est la Folie ! c'est la Folie! et tous se sont mis à courir après moi; j'ai eu toutes les peines du monde à leur échapper.

. Air : Adieu, je vous fuis, bois charmant.

J'ai, pour éviter les amants, Plus qu'une autre besoin d'adresse; Je suis poursuivie en tout temps Par la plus brillante jeunesse.

Oui, dans l'âge heureux des plaisirs, Sur mes traces chacun s'empresse; C'est quand on ne peut plus courir Que l'on court après la sagesse.

Mais, plus je regarde, plus j'ai peine à reconnaître ces

LE COMBAT DES MONTAGNES

biicagescharmanls. Ancien théâtre de mes triomphes*, quelle solitude! Eh mais! voici un pieux anachorète qui dirige ses pas de ce côté; quelle mise élégante! quel teint flairi ! Ma foi, c'est un ermite d'un nouveau genre ** I

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