‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 597 sur 975 · CI.ÉRAMHOLRG. E^t-il pCIbSiblc · texte numérisé non relu

CI.ÉRAMHOLRG. E^t-il pCIbSiblc

GENEVIEVE. Aupivs ilc VOUS, Hion pèrc , mon sort nie ,s(;ml)lL' si heureux et si doux, ([ue je n'ai nulle envie île le changer.

rLÉRAMiioriiG, la serrant dans ses Iras. Ma fille !.. ma tille chérie!.. (S'arrctant.j Permets (loue... repenilant... permets, Geneviève... ce n'est pas pour te contraindre. .. mais un jour il faudra pourtant > .songer... voilà ma sœur... voilà d'autres amis encore qui prélendent déjà que je ne veux pas te marier... moi qui dans ce moment ai trois prétendants pour toi... et je venais seulement te demander une chose, c'était de choisir!., mais tu ne veux pas...

GENEVIÈVE. A moins cependant.

CLÉiiAMiiouRC. Quoi! quc veu.x-tu dire?

GENEVIÈVE. A moins que vous-nicmc... ne l'exigiez ou ne le désiriez...

CLÉRAMBOURG. Je nc le désirerais... que si tu avais une idée... une préférence...

GENEVIEVE, vivement. Est-il possible!

CLÉRAMBOiRG, Virement. C'est donc vrai?., tu me l'as donc caché?., tu n'as donc plus de confiance en moi!., il y a donc quelqu'un que lu préfères!

GENEVIÈVE, lui prenant la »Mm. Oui... vous avez raison, il y a quelqu'un que j'aime avant tout : c'est vous, mon père!

CLÉRA.MBOiRG. Ah! Ce mot-là fliiij,djCSiirme, ot pour un rien je te demanderais pardai^n 9I13

GENEVIÈVE. Et df quoi donc?

cLÉRAMii'oiRG. D'un mauvais mouvement... d'une faiblesse involontaire; mais que veux-tu,

AïK de Turenne.

Il est des amants infidèles, Kl'IOflMAflJI.ll

Il esL des m.U'is ineoBstants. ' '

Le temps emporte sur ses ailes

Bien des vœiiv et bien des .serments.

Et fleur d'amour ne dure qu'un printemps! Mais ma tendres.se a moi, des ton enfance. Croit el redouhli', et tu l'i'prouveras : L'ammir d'un père est le seul ici-bas Qui ne ronnait pas l'inconstance.

Mais c'est égal, je te chercherai un mari... si je peux jamais en trouver un qui soit digne de toi ! après cela lu ne l'aimerais pas éperdumenl qu'il n'y aurait pas grand mal. Unealfection tranquille etraisonnée, voilà ce qu'il y a de mieux pourètt'e heureuse en ménage ; toutes ces grandes passions... ces amours pj-nr/érés qui nous absorbent... finissent toujours mal. C'est pour cela justement (|uc je redoute les inari^ges d'inclination... Aussi, sois tranquille, je m'arrangerai, je te le promet-s, |iour ne faire qu'un hon choix! jus pielà, tu resteras avec moi, qui tâcherai de te rendre la lilus heureuse des filles.. Quels sont les privilèges, les avantages d'une femme mariée?., d'avoir une mai- .=on, des gens, des belles robes, des diamants... tu les auras... ou plutôt tous mes trésors t'appartiennent déjà, car c'est pour tid que je les ai gagnés. Faisiloiic ce que tu voudra-i, ma lille ; dépense, commande, ordonne à tout le inonde, à commencer par moi, qui serai trop heureux de l'obéir.

GENEVIEVE. iNoii, moii pèi'e, à veius seul le soin de mon avenir et de mon bonheur. Ce que vous déciderez sera ma loi; et la position, pour moi , la plus désirable et la pins heureuse sera celle que vous-même aurez choisie. {Elle sort par la porte à gauche.)

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